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Un nouveau chapitre pour Jennifer Abel

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La bague en or jaune que lui a offerte son amoureux à son retour de Tokyo vaut bien des médailles olympiques aux yeux de la plongeuse Jennifer Abel, qui vient de prendre part, a-t-elle confirmé, à ses derniers Jeux. 

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Il fallait voir son beau sourire, jeudi aux abords du Stade olympique, au moment de présenter son bijou de nouvelle fiancée, dont le diamant se fond parfaitement avec la médaille d’argent qu’elle ramène du Japon.

«J’ai vu que David était habillé chic à l’aéroport et je ne comprenais pas pourquoi, a raconté Abel, concernant la grande demande effectuée à sa descente de l’avion. Je pensais que c’était une blague. Il a sorti une petite boîte, il a mis son genou par terre et il l’a fait.»

«C’est une belle façon de commencer un nouveau chapitre pour nous, a-t-elle ajouté, en parlant en son nom et en celui du boxeur David Lemieux qui, à 32 ans, pourrait bientôt songer à mettre fin à sa propre carrière sportive. Pendant les Jeux de Tokyo, il était toujours là pour moi si j’avais besoin de parler, malgré le décalage horaire. Il se levait la nuit pour me regarder plonger, même s’il avait un entraînement le lendemain matin.»

Dominick Gravel/Agence QMI

«Mes derniers Jeux»

À propos de son avenir comme plongeuse, Abel a annoncé: «ces Jeux olympiques de Tokyo étaient mes quatrièmes et mes derniers». Elle n’exclut toutefois pas un ultime tour de piste en prenant part à quelques compétitions, mais la plongeuse de 29 ans met fin à son voyage olympique. Pour l’instant, elle souhaite d’abord prendre le temps de se reposer et apprécier les gens qui l’entourent. Elle se dit par ailleurs «sereine» et «zen», malgré une huitième place obtenue à l’épreuve du trois mètres individuel à Tokyo.

«La raison pour laquelle je ne suis pas déçue, c’est que je sais que j’ai tout donné, a-t-elle expliqué. En terminant troisième lors des préliminaires et encore en demi-finale, j’ai montré au monde que j’étais là. J’ai simplement raté un plongeon durant la finale.»

Dominick Gravel/Agence QMI

Comme une médaille d’or

Même en répétant ses exploits des jours précédents, Abel n’aurait d’ailleurs peut-être pas accédé au podium puisque derrière les deux Chinoises, l’Américaine Krysta Palmer a été sensationnelle pour obtenir le bronze. Abel préfère regarder fièrement la médaille d’argent gagnée plus tôt, dans l’épreuve synchro, avec sa partenaire Mélissa Citrini-Beaulieu. De simplement en parler lui donne la chair de poule.

«Ce qu’il faut savoir, c’est que depuis qu’on plonge ensemble, soit depuis 2017, on finissait souvent deuxièmes derrière les Chinoises, a noté Abel. D’obtenir l’argent à Tokyo, c’était notre médaille d’or à nous.»

Au terme de quatre présences aux Jeux olympiques, la plongeuse compte dans son coffre à bijoux une médaille de bronze [gagnée en synchro à Londres en 2012 avec Émilie Heymans], une médaille d’argent sans oublier... cette fameuse bague en or jaune.

«Mon destin ne m’a pas menée à une médaille individuelle mais il m’a donné de l’estime pour moi», a finalement formulé Abel.

Demoiselles d’honneur 

Dominick Gravel/Agence QMI

Rencontrant les médias jeudi pour parler de son propre avenir, la plongeuse Jennifer Abel ne pouvait que compatir avec son amie Meaghan Benfeito, qui a raté la finale à la plateforme aux Jeux olympiques de Tokyo.

«En même temps, pour avoir été à sa place, la dernière chose que tu veux dans un tel moment, c’est de recevoir des messages», a indiqué Abel, qui n’entend pas contribuer au sentiment de pitié.

Jennifer est plutôt très fière du parcours de Meaghan et elle aura bien l’occasion de lui témoigner alors que cette dernière s'en revient au Québec. Abel a aussi hâte de renouer avec l'ancienne plongeuse Roseline Filion, qui agit pour sa part comme reporter à Tokyo. Au-delà du plongeon, les trois copines pourront par ailleurs discuter de mariage et de robes, entre autres.

«Meaghan et Roseline, ce sont comme mes sœurs, a qualifié Abel, nouvellement fiancée avec le boxeur David Lemieux. C’est drôle parce que nous nous étions déjà dit que la première d’entre nous qui allait se marier allait devoir nommer les deux autres parmi ses demoiselles d’honneur.»

Déjà, il semblerait que Roseline ait commencé à regarder les robes...

Fille en haut, fille en bas

L’amitié entre les trois filles dépasse effectivement le monde du sport.

«On s’entend super bien, sauf peut-être quand Roseline et moi, on se met à chanter des chansons de "La Bottine souriante". Disons que Meaghan n’aime pas beaucoup ça.»

Benfeito n’a pas à s’inquiéter. Il ne devrait pas trop y avoir de« ziguezon zinzon» ou de «cuisinière dans le petit coin noir» lors de l’éventuel mariage.

Avec le nombre de médailles olympiques au pied carré, l’expression «demoiselles d’honneur» prendra par ailleurs tout son sens.