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Des étudiants étrangers craignent pour leur session au Québec

Le fédéral les fait languir depuis presque trois mois pour leur permis d’études

Benjamin Ducornait
Photo courtoisie Benjamin Ducornait, Martin Patry et Coline Cornuot sont étudiants en journalisme à Vichy, en France. Ils doivent étudier au Cégep de Jonquière pour la prochaine année, mais leur permis d’études se fait attendre.

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Plusieurs étudiants étrangers craignent sérieusement de devoir annuler leur session au Québec, alors qu’ils n’ont toujours pas reçu leur permis d’études à quelques semaines de la rentrée. 

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« J’ai refusé plusieurs opportunités et j’ai mis beaucoup d’argent pour venir au Québec. Ce serait vraiment malheureux de devoir annuler, surtout que je voulais vraiment y aller », se désole Martin Patry depuis la France. 

Cet étudiant en journalisme doit aller étudier un an au Cégep de Jonquière, au Saguenay, un projet prévu depuis longtemps et auquel il s’est préparé tout au long de la dernière année. 

Comme indiqué sur le site du ministère fédéral de l’Immigration, il a envoyé sa demande pour son permis d’études avant le 15 mai. Mais depuis, il est sans nouvelles. 

Martin Patry
Photo courtoisie
Martin Patry

« C’est super stressant ! » confie l’ homme de 19 ans, d’autant que le gouvernement canadien souligne sur internet que le délai d’émission des permis se terminait vendredi. 

Incertitude  

Benjamin Ducornait, qui est dans le même groupe d’échange que lui, attendait également toujours la précieuse lettre hier, 24 heures après la fin de l’échéancier. 

Conséquence : il n’a toujours pas l’autorisation de venir au pays et a donc dû annuler son vol d’aujourd’hui pour Montréal. 

« On va louper le comité d’accueil que le cégep nous réservait. Il va falloir réserver un autre avion et gérer par nous-mêmes le trajet de Montréal à Jonquière. C’est encore des frais supplémentaires », anticipe avec angoisse Benjamin Ducornait.  

Plusieurs de ses collègues ont tenté d’obtenir des réponses du ministère, en vain. 

Coline Cornuot
Photo courtoisie
Coline Cornuot

Demandes incomplètes

Joint par le Journal, le cabinet du ministre de l’Immigration a cependant précisé que les demandes incomplètes pourraient prendre plus de temps avant d’être traitées.

Or, les étudiants français qui ont soumis leur demande avant le 15 mai n’ont forcément pas pu envoyer l’ensemble des documents exigés par le Canada à cette date.

En effet, les endroits où il est possible d’aller faire prélever ses empreintes digitales en France étaient toujours fermés à cause de la COVID-19 à la mi-mai.

La plupart des étudiants n’ont pu ajouter leurs données biométriques dans leur dossier d’immigration qu’au cours de l’été, ce qui pourrait expliquer les retards dans la livraison de permis, selon eux. 

« Une fille dans mon groupe a envoyé ses empreintes une semaine après moi et elle a déjà reçu son permis, mais pas moi », constate toutefois Coline Cornuot, qui commence à avoir peur d’être encore clouée en France en septembre.  

Du côté du ministère de l’Immigration, on assure faire les efforts nécessaires pour que les demandes soient examinées avant le début de la session, mais on ne peut promettre que ce sera fait à temps.

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