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Tokyo 2020: des performances inoubliables

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Photo AFP Penny Oleksiak

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Les performances olympiques des Jeux de Tokyo seront précieusement conservées dans les livres de l’histoire du sport. De Penny Oleksiak dans la piscine à Andre De Grasse et Damian Warner dans le stade, les athlètes canadiens ont marqué l’imaginaire en écrivant leur histoire. Cette quinzaine olympique aura été riche en couleurs au pays du Soleil levant. 

Avec cette récolte de 24 médailles, dont sept d’or, l’unifolié surpasse les attentes. Celle-ci représente un record dans des olympiades d’été sans boycottage. 

Les femmes ont marqué cette édition, décorées de 18 médailles. Elles ont monopolisé les podiums canadiens jusqu’à ce que De Grasse démarre au stade lors du 9e jour. 

Médaillées de bronze au relais 4X100 m quatre nages, Kylie Masse, Sydney Pickrem, Margaret Mac Neil et Penny Oleksiak.
Photo REUTERS
Médaillées de bronze au relais 4X100 m quatre nages, Kylie Masse, Sydney Pickrem, Margaret Mac Neil et Penny Oleksiak.

Les nageuses en sont d’ailleurs les grandes responsables parce qu’elles ont allumé des feux d’artifice à la piscine en renflouant le coffre de la délégation canadienne de six médailles. En ajoutant trois médailles – une d’argent et deux de bronze – à sa belle collection entamée à Rio, Penny Oleksiak est devenue la reine canadienne des Olympiques en vertu de ses sept médailles. Un véritable exploit, car elle n’est âgée que de 21 ans. L’Ontarienne restera dans les parages de l’équipe nationale de natation encore longtemps. Elle n’en est donc pas à son dernier podium.

Nombreuses premières 

Au stade, les hommes ont pris le flambeau dans la seconde moitié de ces Jeux. De Grasse a laissé parler son talent en flottant sur la piste d’athlétisme, remportant encore trois médailles. En mettant la patte sur le bronze dans l’épreuve reine du 100 m à la 9e journée, il a offert une première médaille masculine au pays. 

Parmi les grandes histoires, celle de Damian Warner vient certainement au sommet de la liste. Maître du décathlon couronnant l’athlète le « plus complet », l’athlète ontarien de 31 ans a établi un nouveau record olympique, rien de moins ! 

Dans les épreuves par équipe, la formation féminine de soccer a surpris le monde en se faufilant en finale. Elle a grimpé sur la plus haute marche en se payant la puissance offensive du tournoi, la Suède. Et sur le losange de softball, l’unifolié a terminé sur la troisième marche. Ces médailles font oublier les difficultés au water- polo, au rugby à 7 et au volleyball, tant en salle que sur le sable. 

La reine des Jeux : Penny Oleksiak   

  • Argent : relais 4x100 m — nage libre   
  • Bronze : relais 4x100 m — quatre nages et 200 m — nage libre    

La grande vedette de l’équipe de natation Penny Oleksiak est devenue l’athlète la plus décorée de l’histoire olympique canadienne en quittant Tokyo avec trois médailles, portant à sept sa collection olympique. Dire qu’elle aurait pu en ajouter une autre avant de terminer à sept centièmes de seconde du podium au 100 m nage libre, épreuve à laquelle elle défendait son titre olympique.  

Domination dorsale : Kylie Masse  

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Photo AFP
  • Argent : 100 m dos et 200 m dos  
  • Bronze : relais 4x100 m — quatre nages   

Elle est l’unique Canadienne à avoir remporté deux médailles individuelles à Tokyo, chaque fois derrière l’Australienne Kaylee McKeown. Il faut remonter à 1976, à Montréal, pour voir une Canadienne sur le podium au dos.  

Profondeur métallique   

KAYLA SANCHEZ – TAYLOR RUCK  

  • Argent : Relais 4x100 m – nage libre  
  • Bronze : Relais 4x100 m – quatre nages   

REBECCA SMITH

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Photo AFP
  • Argent : Relais 4x100 m – nage libre   

Chaque excellente équipe nécessite une profondeur pour exceller. Ces trois nageuses ont aidé le pays à décrocher deux médailles.  

Jeune torpille : Margaret MacNeil  

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  • Or : 100 m — papillon  
  • Argent : Relais 4x100 m — nage libre   
  • Bronze : Relais 4x100 m — quatre nages   

À seulement 21 ans et ses premiers Jeux, MacNeil s’est imposée en gagnant la première médaille d’or canadienne à Tokyo. Au passage, elle a pulvérisé le record canadien et celui des Amériques.  

La plus forte : Maude Charron  

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  • Or : 64 kg   

La Québécoise au parcours incroyable a usé de stratégie pour monter sur la plus haute marche. En se couvrant d’or, elle succède à Christine Girard, qui avait fait pareil à Londres. Charron a procuré à l’histoire du Canada une 5e médaille olympique en haltérophilie. 

Dieu du stade : Damian Warner  

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  • Or : Décathlon – Record olympique   

En remportant 3 des 10 épreuves, fracassant au passage 3 records, et terminant cinq fois dans le top 3 parmi celles-ci, Warner a établi un nouveau record olympique en vertu de ses 9018 points et il est entré dans un club sélect des décathloniens ayant récolté plus de 9000 points, prenant le 5e rang de l’histoire. Cet exploit lui vaut le titre non officiel du meilleur athlète des Jeux en raison de sa très grande polyvalence. 

Relève de l’Éclair Bolt : Andre De Grasse  

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  • Or : 200 m – Record canadien   
  • Bronze : 100 m et Relais 4x100 m   

Par son endurance et sa vitesse, Andre De Grasse a régné en maître aux 200 m, succédant au « Roi » Usain Bolt. Par ses performances, il a réécrit son propre livre d’histoire et celui de sa discipline au pays. L’étoile de l’athlétisme canadien rentre au bercail avec trois médailles tandis qu’il est décoré de deux pièces en bronze acquises aux 100 m et au relais, des épreuves qui l’avaient aussi fait monter sur la troisième marche du podium à Rio. Avec six médailles estampées des anneaux olympiques, il vient tout juste derrière Penny Oleksiak, l’athlète la plus décorée au pays.  

Retour en bronze : Andre De Grasse, Aaron Brown, Jerome Blake, Brendon Rodney  

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  • Bronze : Relais 4x100 m   

Au 5e rang lors de la dernière remise, Andre De Grasse a remonté le peloton sur les 100 derniers mètres pour procurer le bronze au quatuor canadien, derrière l’Italie et la Grande-Bretagne. L’unifolié a donc remporté une 4e médaille dans cette épreuve. À Rio, l’équipe s’était aussi couverte de bronze. 

50 km vers le podium : Evan Dunfee  

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  • Bronze : Marche 50 km   

Cinq ans après avoir terminé au pied du podium, l’athlète de 30 ans a procuré une première médaille olympique au Canada dans la plus longue épreuve sous une chaleur suffocante.  

Sprint argenté : Mohammed Ahmed  

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  • Argent : 5000 m   

Pour rafler la première médaille canadienne à une épreuve de longue distance sur la piste olympique, un sprint au dernier tour lui a permis de passer de la 6e à la 2e place derrière l’Ougandais Cheptegei. Il a de plus pris le 6e rang à la course de 10 000 m. Une véritable dynamo. 

Union olympique : Jennifer Abel et Mélissa Citrini-Beaulieu  

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  • Argent : 3 m synchro   

À leurs premiers Jeux ensemble, les plongeuses ont parcouru un long chemin vers le podium après un lent départ en finale. Elles ont néanmoins réussi à offrir la meilleure performance canadienne au tremplin de 3 m synchro. Elles succèdent aussi à Alexandre Despatie qui avait gagné l’argent au tremplin de 3 m à Pékin en 2008. Abel avait remporté le bronze aux côtés d’Émilie Heymans à Londres en 2012. 

Pagayer de loin  

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LAURENCE VINCENT-LAPOINTE  

  • Argent : C1 — 200 m  
  • Bronze : C2 — 500 m   

Les dernières années n’ont pas été de tout repos pour la Québécoise qui a entre autres été blanchie d’allégation de dopage. Treize fois championne du monde et détentrice du record du monde sur 200 m en C1, elle a grimpé sur le premier podium olympique féminin à l’épreuve du 200 m en canoë sprint. Deux jours plus tard, elle a ajouté le bronze aux 500 m biplace en compagnie de Katie Vincent. Une performance qui a permis au Canada d’écrire un nouveau record aux Jeux d’été.  

KATIE VINCENT  

  • Bronze : C2 — 500 m   

L’Ontarienne est restée aux côtés de sa coéquipière Laurence Vincent-Lapointe dans toutes les épreuves de la vie menant aux Olympiques. Les deux complices ont effectué une remontée spectaculaire dans les 200 derniers mètres afin de saisir le bronze.  

De bout en bout  

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LISA ROMAN, KASIA GRUCHALLA-WESIERSKI, CHRISTINE ROPER, ANDREA PROSKE, SUZANNE GRAINGER, MADISON MAILEY, SYDNEY PAYNE, AVALON WASTENEYS, KRISTEN KIT  

  • Or : Huit de pointe F   

Une première en 29 ans au bassin d’aviron alors que le Canada a mené la course finale dès le départ et résisté à la remontée de la Nouvelle-Zélande. La dernière pièce d’or remontait à Barcelone en 1992. Mais des embarcations de l’unifolié avaient gagné l’argent à Atlanta en 1996 et à Londres en 2012. En 2000, c’était une médaille de bronze.  

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CAILEIGH FILMER, HILLARY JANSSENS   

  • Bronze : Deux de pointe F   

Championnes du monde d’aviron en 2018, elles ont récolté leur première médaille olympique grâce à un départ canon.  

Changement payant : Catherine Beauchemin-Pinard  

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  • Bronze : 63 kg   

La judoka a grimpé de catégorie à ces olympiades afin d’éviter les diètes et les coupes de poids. Ce pari a valu le coup alors qu’elle a affronté de féroces rivales jusqu’à la dernière seconde de son combat pour le bronze. 

Rédemption de 2008  

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  • Bronze : Softball   

Il y a 13 ans, les Canadiennes avaient terminé au pied du podium à Pékin. Avec des joueuses de retour dans l’alignement olympique, le podium était la seule option. Il représentait leur dernière chance, car ni le baseball ni le softball ne figureront au programme des Jeux de Paris en 2024.  

Moment historique : Lauriane Genest  

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  • Bronze : Keirin   

À son baptême de feu olympique, la cycliste de Lévis a écrit une page d’histoire en remportant la première médaille canadienne au keirin. C’était la seconde médaille de l’histoire en cyclisme sur piste après celle en or décrochée par Lori-Ann Muenzer au sprint à Athènes en 2004.  

Réalisation d’un rêve : Kelsey Mitchell  

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  • Or : Vitesse individuelle   

Quatre ans après le début de sa carrière en cyclisme sur piste et deux ans après sa première présence en Championnat du monde, la Manitobaine a réalisé son rêve de gagner l’or olympique. Elle a réussi l’exploit à la dernière journée des Jeux, permettant ainsi au Canada de mettre la main sur une deuxième médaille au vélodrome. Il s’agit d’une première depuis Atlanta en 1996. Elle a rejoint la cycliste Lori-Ann Muenzer dans le groupe minuscule des championnes olympiques en cyclisme sur piste. 

Une première : Jessica Klimkait  

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  • Bronze : 57 kg   

L’Ontarienne de 24 ans a surmonté son amère déception dans la défaite en demi-finale. Même si elle visait l’or, elle est devenue la première médaillée olympique canadienne dans cette discipline.   

Surprise générale  

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  • Or : Soccer féminin   

Après deux médailles de bronze de suite, Londres 2012 et Rio 2016, les Canadiennes souhaitaient changer la couleur de leur breloque. Mission accomplie ! Et non sans drame, car elles ont vaincu les Suédoises au terme de la sixième vague des tirs de pénalité. Le but de Julia Grosso est ainsi passé à l’histoire alors que l’équipe du Canada a surpris le monde en remportant sa première médaille d’or, devenant du même coup la 4e championne olympique.