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Danser sur les vestiges d’un chantier maritime

La nature reprend ses droits dans La Forêt Mixte

La Forêt mixte
Photo courtoisie, Luc Sénécal La Forêt Mixte met en vedette sept danseurs sur le site d’un ancien chantier maritime, à Saint-Laurent, sur l’île d’Orléans. Ici : Milan Panet-Gigon et Myriam Arsenault.

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La chorégraphe Danièle Desnoyers n’avait jamais posé les pieds sur l’île d’Orléans. Une visite, l’été dernier, l’a amenée à créer un spectacle de danse qui prendra vie sur les vestiges d’un chantier maritime.

La Forêt Mixte, qui met en vedette sept danseurs de sa compagnie Le Carré des Lombes, sera présentée du 10 au 14 août au Parc maritime de Saint-Laurent. Une centaine de spectateurs pourront assister à chaque représentation à 19 h 30. 

« Je suis tombée par hasard en faisant le tour de l’île sur le Parc maritime, et on retrouve, dans une portion du site, une forêt qui a poussé par-dessus les ruines d’un ancien chantier maritime. J’ai été époustouflée par la beauté et la métaphore de ce lieu où la nature reprend ses droits sur l’activité humaine. Cette impression est encore plus forte en temps de pandémie », a-t-elle confié, dans un entretien.

un grand geste poétique

De retour à la maison, Danièle Desnoyers avait envie de créer un spectacle à cet endroit. Un endroit porteur d’une magnifique scénographie, avec des arbres qui poussent à travers des lisses de béton qui servaient à maintenir bateaux et navires en place lors de leur construction. 

La chorégraphe décrit La Forêt Mixte comme un grand geste poétique. 

« Ce n’est pas une pièce narrative. C’est un spectacle qui fait appel à des métaphores et à la poésie et qui rappelle les travailleurs et les goélettes qui ont occupé cet espace », a-t-elle indiqué.

La forêt Mixte est une chorégraphie unique qui ne peut pas être présentée ailleurs qu’au Parc maritime de Saint-Laurent. Elle met en vedette les danseurs Myriam Arseneault, Catherine Dagenais-
Savard, Jean-Benoit Labrecque, Abe Simon Mijnheer, Milan Panet-Gigon, Nicolas--- Patry, Brontë Poiré-Prest.

L’environnement sonore a été créé par Ben Shemie, de la formation montréalaise Suuns.

« Ben avait travaillé sur ma création Unfold / 7 perspectives qui a été présentée en 2019 et 2021 au Festival TransAmériques. Il a créé, pour La Forêt Mixte, une musique magnifique », a-t-elle fait savoir.

le fleuve en toile de fond

La chorégraphe a toujours présenté ses créations dans des salles conventionnelles et parfois dans des musées. C’est la première fois qu’elle investit un site extérieur et naturel avec une création. 

« La Forêt Mixte, c’est une scénographie paysage. C’est massif. Ça occupe le sol, notre champ de vision, il y a le fleuve qui devient notre toile de fond et la sonorité de l’environnement. C’est une scénographie naturelle que j’investis et qui est impossible à reproduire dans un autre lieu. C’est vraiment unique. Je ne sais pas comment on va faire, après, pour retourner dans un théâtre », a-t-elle laissé tomber.