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Exercer le pouvoir? Non, posséder le pouvoir

POL-BILAN-TRUDEAU
Photo d'archives, Agence QMI Voilà quelques mois déjà que Justin Trudeau cherche le moyen d’envoyer des millions de Canadiens aux urnes avant qu’ils ne soient tous vaccinés.

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Objectivement, il n’y a rien qui empêche Justin Trudeau, à la tête de son gouvernement minoritaire, de se rendre au terme de son deuxième mandat. 

De plus, il y a à peine trois semaines, le chef du NPD, Jagmeet Singh, réitérait une énième fois son engagement à travailler avec le gouvernement Trudeau. Alors, raisonnablement, quelle est la raison qui pousse Justin Trudeau à déclencher les élections ? 

J’ai l’impression que Justin Trudeau ne veut pas exercer le pouvoir. Il veut posséder le pouvoir... Tout le pouvoir. 

Caprice, gourmandise et immaturité

Déclencher une élection en pleine pandémie de COVID-19 et qui plus est, à l’aube d’une quatrième vague, est-ce que cela dérange vraiment Justin Trudeau, qui est en voie de s’inscrire dans les mémoires comme étant le politicien le plus dépensier de l’histoire canadienne ?

Cela dit, il ne faut pas sous-estimer l’impact des milliards de taxes et d’impôts des contribuables distribués à tout vent comme monnaie de Monopoly et même, souvent, au détriment de la santé de nos entreprises. 

Voilà quelques mois déjà que Justin Trudeau cherche le moyen d’envoyer des millions de Canadiens aux urnes avant qu’ils ne soient tous vaccinés. Au fait, elle nous coûtera combien cette élection générale fédérale, inutile au demeurant ?

Plus d’un demi-milliard de dollars ! Hallucinant... 

La politique comme finalité

Fort des derniers sondages qui le mettent à la tête d’un gouvernement majoritaire à Ottawa, Justin Trudeau est fort probablement convaincu du fait que le jour « J », les Canadiens lui donneront cette majorité qu’il convoite avec tant de désinvolture et d’impudence... 

Rappel : la finalité de la politique, ce n’est pas la politique. Ce n’est pas non plus la culture du narcissisme ou celle de la corruption dans toutes ses déclinaisons. La finalité de la politique, c’est prendre soin de son monde. Cela fut maintes fois rappelé à Justin Trudeau ces derniers mois. 

Si la rumeur se confirme, les élections fédérales seront déclenchées dans les prochains jours. C’est en Ontario que le vote déterminera quel parti politique formera le nouveau gouvernement fédéral. Et au Québec, il déterminera si ce gouvernement sera minoritaire ou majoritaire.

« Je me souviens »

Se souviendra-t-on des raisons pour lesquelles Justin Trudeau s’est retrouvé à la tête d’un gouvernement minoritaire en 2019, au terme de son premier mandat majoritaire obtenu en 2015 ?

Se souviendra-t-on notamment de sa posture hostile sur la laïcité au Québec ? Est-il aujourd’hui en faveur de la loi québécoise sur la laïcité (loi 21) cautionnée par la vaste majorité de notre population ? Non.

Se souviendra-t-on de l’incapacité de son gouvernement à faire adopter une nouvelle loi crédible sur les langues officielles afin de protéger et de promouvoir le français au Canada et au Québec ? J’ose l’espérer...

Chose certaine au Québec, on ne badine pas ni avec la laïcité ni avec la langue. Ce sont les murs portants de notre identité, plus consistants que le péché de gourmandise de notre PM canadien...