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Des airs de 2019

La ténacité de Bianca Andreescu lui a permis de l’emporter

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Bianca Andreescu souhaite peut-être laisser ses succès de 2019 derrière elle, mais sa performance mardi soir à l’Omnium Banque Nationale de Montréal avait de quoi rappeler ses performances d’il y a deux ans. 

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Non, ça n’a pas été simple pour la Canadienne face à la Britannique Harriet Dart, 152e mondiale. Mais comme en 2019, c’est la ténacité de la deuxième favorite, surtout quand on la croyait presque battue, qui lui a permis de prévaloir 6-1, 3-6 et 6-3 sur un court central dédié à sa cause.

La référence à 2019 n’est pas anodine. Samedi, devant les journalistes, Andreescu déclarait vouloir oublier ses victoires récoltées il y a deux ans. 

Cette année-là, l’Ontarienne avait remporté trois titres de prestige – Indian Wells, Toronto et surtout, les Internationaux des États-Unis –, réalisant au passage une séquence de 29 matchs sans défaite à la régulière. 

« Au cours des derniers mois, je me disais toujours que je voulais retrouver mon niveau de jeu de 2019. Sauf que ça n’arrivera jamais. L’année 2019, c’est l’année 2019, et nous sommes maintenant en 2021 », avait pointé Andreescu, qui profitait d’un laissez-passer au premier tour. 

Car depuis cette année faste, il s’en est passé des choses dans la vie de l’athlète de 21 ans. Des blessures, jumelées à un calendrier raccourci par la pandémie de COVID-19, l’ont empêchée de jouer un seul tournoi en 2020. 

Année difficile

Depuis son retour à la compétition, la meilleure joueuse au Canada a perdu trois fois d’entrée de jeu, dont à Wimbledon. Une blessure à une cheville l’a forcée à abandonner en pleine finale face à la numéro 1 mondiale, l’Australienne Ashleigh Barty, à Miami, en avril. 

Il y a aussi eu ce résultat de test positif à la COVID-19 qui l’a contrainte à faire l’impasse sur le tournoi de Madrid, environ trois semaines plus tard. 

Si bien que son huitième rang mondial – elle était cinquième la semaine passée – ne tient plus qu’à un fil. 

Mais que l’athlète le veuille ou non, la victoire d’Andreescu ressemblait beaucoup à plusieurs de celles qu’elle a signées en 2019. Du jeu varié, risqué, mais intelligent, qui lui a permis d’empocher facilement la première manche. 

Notamment grâce à un exceptionnel pourcentage de premier service de 82 %. 

Puis, une deuxième manche compliquée, dans laquelle elle a complètement laissé son adversaire revenir dans le match. 

Surprenante Dart

Il faut dire que pour un deuxième match de suite, Dart jouait beaucoup mieux que ne pouvait le laisser présager son 152e rang mondial. L’athlète de 25 ans avait servi la même médecine la veille à la jeune Lavalloise Leylah Fernandez, 70e mondiale. 

Son jeu efficace en fond de terrain lui a permis de contrer les attaques de la favorite locale, qui a fini par multiplier les fautes directes à force de vouloir trop en faire. 

Au total, la Canadienne en a commis 33, contre 28 coups gagnants. Mais comme ce fut souvent le cas il y a deux ans, c’est sa résilience qui lui a permis de s’enfuir avec la victoire. 

Brisée à 1-1, l’ancienne protégée de Sylvain Bruneau a fait craindre une triste fin de soirée aux 5000 partisans éparpillés dans les estrades du central du Stade IGA. Mais la jeune Ontarienne a immédiatement recollé à 2-2, enlevant à son tour le service de son adversaire.

Un court arrêt de jeu causé par la pluie l’a d’ailleurs aidée, de son propre aveu. 

« Ça m’a permis de me concentrer. Alors, merci, Dieu ! » a-t-elle lancé en point de presse. 

Amour-haine

À 3-3, Andreescu a causé une autre frayeur quand elle a offert une balle de bris à Dart. Mais elle l’a effacée, avant de briser à nouveau la Britannique et de s’envoler vers la victoire au terme de 2 h 2 min de jeu enlevant. 

« Je n’aime pas vraiment jouer des matchs en trois manches, car je passe trop de temps sur le terrain. J’aimerais mieux être capable de m’en tenir à mon plan de match. Mais plus je vais jouer, plus je vais être capable », a-t-elle relativisé. 

« Mais je sais que la foule aime ça, alors j’ai un peu une relation amour-haine avec ce genre de rencontre. Et mes parents, eux, devaient frôler la crise de cœur ! » s’est-elle moquée. 

Dans son match de troisième tour, jeudi, la championne en titre de l’événement canadien se mesurera à la gagnante du duel entre la Tunisienne Ons Jabeur, 13e favorite, et la Russe Daria Kasatkina, 27e mondiale. 

L’autre Canadienne toujours en lice en simple, Rebecca Marino (220e mondiale), de Vancouver, affrontera pour sa part l’Espagnole Paula Badosa, 31e au monde, mercredi, à 11 h, sur le central. 

Grâce à la foule... et à son chien Coco 

Bianca Andreescu a eu des frissons mardi quand elle est arrivée sur le central du Stade IGA peu avant 19 h. 

« Il n’y avait peut-être que 5000 personnes, mais à les entendre crier, on aurait dit qu’ils étaient beaucoup plus nombreux », a souri la Canadienne en conférence de presse. 

Il faut dire que les joueuses ont un peu perdu l’habitude de jouer devant des foules au cours de la dernière année. 

« Je me suis sentie vraiment, vraiment bien durant tout le match parce que je jouais à la maison. Ça aide dans les moments importants. »

« Je jouais vraiment bien au début de la rencontre, mais j’ai commencé à essayer des choses, a-t-elle ajouté. Je pense que c’est à ce moment que le momentum a changé de côté. Je jouais encore bien, mais je crois que c’était plus mental. Je suis contente d’avoir pu retrouver mon jeu. »

Devant sa famille

Parmi les 5000 personnes réunies dans les gradins se trouvaient les parents de la deuxième favorite et comme souvent, leur petit chien Coco. Andreescu ne cache pas qu’elle est contente de savoir que sa famille est quelque part dans le stade pour l’encourager pour cet important tournoi. 

Elle avait l’habitude de les inviter plus souvent, mais en raison de la pandémie, c’est seulement la troisième fois cette année qu’ils peuvent la voir jouer en personne, après Miami et Paris. 

« Ils étaient trop haut pour que je les entende, mais je sais qu’ils criaient très fort. Surtout ma mère ! » Quant à Coco, sa présence peut sembler anodine, mais elle le considère comme une source de réconfort. 

« Il amène une belle énergie ! »

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