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Nos routes en déroute: une rue de Villeray pire qu’une route de campagne

La Ville de Montréal réalisera des travaux sur le tronçon endommagé d’ici 2025

Christine Marsolais
Photo Laurent Lavoie Christine Marsolais roule chaque matin sur les nombreux trous de l’avenue Christophe-Colomb entre les rues Everett et Jean-Talon.

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Des automobilistes et des citoyens du quartier Villeray exaspérés par la multiplication de nids-de-poule sur un tronçon de l’avenue Christophe-Colomb dénoncent le laxisme de la Ville, qui espère corriger la situation d’ici seulement quatre ans.

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« Le colmatage, à un moment donné, ce n’est plus une bonne solution. C’est stupide, déplore Raymond Lévesque. Ce sont des couches de réparation, par-dessus couche, par-dessus couche. [...] C’est pire qu’une route de campagne. »

Les nids-de-poule sont nombreux sur ce tronçon du quartier Villeray.
Photo Laurent Lavoie
Les nids-de-poule sont nombreux sur ce tronçon du quartier Villeray.

Chaque matin depuis plusieurs années, il circule sur l’avenue Christophe-Colomb pour aller reconduire sa femme Christine Marsolais à son travail. 

Christine Marsolais
Photo Laurent Lavoie

Mais sur leur route se dresse un tronçon s’étendant entre les rues Everett et Jean-Talon qu’ils doivent affronter, parsemé de plusieurs crevasses et de cratères.

Christine Marsolais
Photo Laurent Lavoie

Les nids-de-poule ont été bouchés à plusieurs reprises, mais ce serait insuffisant pour faciliter la vie des automobilistes.

« Il faut toujours contourner parce qu’il y a des trous. Ça fait sauter la voiture. Il faut toujours être attentif », souligne Mme Marsolais. 

Christine Marsolais
Photo Laurent Lavoie

Plus de 20 plaintes en deux ans

Désespérée, elle s’est d’ailleurs récemment plainte à la ligne téléphonique de la Ville au 311 pour que des travaux soient effectués, en vain.

Le couple sexagénaire n’est pas seul à déplorer l’état de la rue. Dans les deux dernières années, l’arrondissement a reçu une vingtaine de requêtes concernant ce même tronçon. 

« Toutes ces demandes ont été fermées et les nids-de-poule ont été colmatés », assure Marilyne Laroche Corbeil, relationniste à la Ville de Montréal.

Christine Marsolais
Photo Laurent Lavoie

Certains résidents interrogés par Le Journal ont mentionné que l’état de la route semblait parfois amplifier le bruit des véhicules en plus de les endommager.

Alex, qui a préféré taire son nom de famille, se souvient qu’en septembre 2020 « il pleuvait des caps de roues » à cause des nids-de-poule. Il en avait retrouvé pas moins de 9 en bordure de rue.

Un citoyen a remarqué que l’état de la route avait fait sauter les enjoliveurs de plusieurs autos en septembre 2020.
Photo courtoisie
Un citoyen a remarqué que l’état de la route avait fait sauter les enjoliveurs de plusieurs autos en septembre 2020.

D’autres voisins constatent que la qualité de la route et la haute vitesse des automobilistes nuisent au passage à vélo.

« Tu n’as pas beaucoup de jeu [pour diriger la bicyclette] parce que la circulation passe », observe Jean-Pierre Labine, qui réside sur le tronçon problématique depuis 10 ans.

Travaux à venir

La patience sera de mise pour les automobilistes et résidents du coin. 

La Ville prévoit des travaux pour l’infrastructure souterraine et la chaussée de Christophe-Colomb entre les rues Jarry et Jean-Talon seulement en 2024 et 2025, a-t-on indiqué au Journal

Aucun autre chantier n’est prévu d’ici là.

« C’est trop long. Ça n’a pas d’allure », lâche Raymond Lévesque. 

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