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Passeport vaccinal: une bombe tombe sur les festivals à quelques semaines d'avis

À 21 jours d’avis, des organisateurs se sentent pris de panique

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L’implantation du passeport vaccinal donne des sueurs froides aux organisateurs de festivals qui auront lieu au début du mois de septembre.

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« C’est une bombe qui nous est tombée dessus », dit Sandra Cloutier, directrice générale du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG).

À l’instar du Festival de la poutine de Drummondville et du Festival de musique émergente (FME) de Rouyn-Noranda, le FMG prendra son envol le 2 septembre, le lendemain de la mise en application du passeport vaccinal.

À 21 jours d’avis, plaide Mme Cloutier, ça laisse trop peu de temps pour s’ajuster étant donné que le FMG prévoit accueillir entre 9000 et 10 000 festivaliers par jour.

« On souhaite que le gouvernement fasse preuve de souplesse. D’ailleurs, tout de suite après la conférence de presse du ministre Dubé, j’ai invité le gouvernement à venir tester l’application sur notre site avec leurs ressources, leur technologie, leur équipe. »

  • Écoutez l’entrevue de Martin Roy, PDG du Regroupement des événements majeurs internationaux

Ventes perdues

À Rouyn-Noranda, le téléphone sonne sans arrêt depuis mardi.

« Nos billets sont pratiquement tous vendus, mais ce ne sont pas tous les acheteurs qui ont reçu leurs deux doses. Ça nous oblige à mettre en place un système de remboursement, ce qui n’est pas très évident à trois semaines de l’événement », affirme la directrice générale du FME, Magalie Monderie-Larouche.

Même si le festival aura lieu la fin de semaine du 9 au 11, l’un des promoteurs d’Envol et Macadam à Québec craint aussi de perdre des ventes.

« On aimerait des assouplissements, par exemple qu’une personne qui n’a qu’une dose puisse être admise si elle présente un test négatif », soumet Karl-Emmanuel Picard.

Rencontre promise

« Pour l’instant, on a le bâton, mais pas la carotte », résume Mme Monderie-Larouche.

Rien pour calmer leur panique, des organisations se sont fait dire qu’elles n’auraient pas de réponses à leurs questions de la part des autorités avant le 23 août.

« C’est beaucoup trop tard. Autant pour les artistes que pour les spectateurs », s’insurge Karl-Emmanuel Picard.

Au ministère de la Culture, on promet une rencontre avec le milieu événementiel dans les prochains jours. « On ne les laissera pas dans le néant », assure Louis-Julien Dufresne, l’attaché de presse de la ministre Nathalie Roy.

Il le faudra. « La nuit de sommeil a été courte et le stress est élevé, partage Sandra Cloutier. En événementiel, on fait partie des métiers les plus stressants après policiers et pompiers. Cette nouvelle vient ajouter une couche de stress dont on n’avait pas besoin à quelques jours de l’événement. »

Des festivals au mois de septembre   

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