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Violation de domicile à Val-Bélair: obsédé par la fausse agression sexuelle de sa conjointe

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C’est parce qu’il était obsédé par l’idée que sa conjointe avait été droguée au GHB et agressée sexuellement que l’ex-sergent Yannick-Gary McManus a battu un inconnu à coups de marteau.

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Notamment accusé d’introduction par effraction, voies de fait armées et usage négligent d’arme à feu, McManus a toujours nié être celui qui a sauvagement attaqué le vétéran Sylvain Beaudet à coups de marteau en novembre 2018 à Val-Bélair. 

Aucune preuve directe et aucune trace d’ADN n’ont été trouvées contre l’homme qui a refusé de témoigner à son procès, la preuve contre lui était donc uniquement circonstancielle.

Sauf que sa conjointe de l’époque a pu éclairer le tribunal sur les motifs de cette attaque gratuite. 

Natacha St-Laurent était allée faire le ménage chez la victime au mois d’août précédant l’attaque, mais avait subi un malaise en raison de la chaleur et de la déshydratation qui l’avait empêchée de faire sa tâche.

Obsession

À son retour à la maison, elle avait raconté sa mésaventure à McManus, sauf que l’homme de 45 ans a immédiatement imaginé que Sylvain Beaudet avait drogué sa conjointe avant de l’agresser sexuellement. 

L’obsession a duré des mois jusqu’à ce que Natacha St-Laurent, « pour avoir la paix », a fini par dire ce que McManus voulait entendre en disant qu’elle avait été violée par le vétéran. 

McManus s’est alors mis à la recherche de Sylvain Beaudet dans la ville, faisant des recherches sur son iPhone en écrivant « Sylvain Beaudet, ex-militaire » pour le localiser. 

Le 2 novembre 2018, l’accusé a fait irruption dans l’appartement de la victime en lui demandant où se cachaient le GHB et les caméras. 

La victime a réussi à se sauver avant d’être rattrapée et battue à coups de marteau quatre maisons plus loin. 

Absence de preuve directe

Malgré l’absence de preuve directe, le juge Stéphane Poulin a retenu la description des vêtements, du marteau, d’un revolver et l’apparence générale de l’accusé faites par la victime. 

Les aveux de McManus à son ex-conjointe disant avoir battu Sylvain Beaudet le soir du crime et les recherches internet de l’accusé le jour même avant l’attaque sauvage ont été des éléments « révélateurs du mobile » du crime, selon le juge. 

Il a qualifié « d’accablant, le faisceau de preuves qui converge vers l’accusé » avant de le reconnaître coupable des neuf chefs d’accusation retenus contre lui. 

L’ex-sergent de l’armée recevra sa sentence plus tard à l’automne.