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À essayer avant la fin de la saison

CAMPEAU
Photo courtoisie Guillaume Brodeur était fort heureux d’avoir déjoué cette belle mouchetée lors de sa première sortie aux commandes de son nouveau FishPro Trophy 170 entièrement équipé avec vivier, siège de pêche pivotant et système d’ancrage.

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Mis à part les étangs fermés de certains pourvoyeurs, la pêche à l’omble de fontaine se terminera le 12 septembre prochain dans les zones 1 à 15.

Pour la plupart d’entre nous, il y a fort à parier que dès que la période permise s’achèvera, nous aurons un sentiment de ne pas être complètement rassasiés. 

L’automne et l’hiver nous paraîtront alors interminables avant d’avoir l’opportunité de tenter notre chance à nouveau. Vaudrait donc mieux en profiter avant qu’il ne soit trop tard.

Il ne reste que quelques semaines pour déjouer l’espèce la plus populaire de la Belle Province, l’omble de fontaine.
Photo courtoisie
Il ne reste que quelques semaines pour déjouer l’espèce la plus populaire de la Belle Province, l’omble de fontaine.

Traditionnelles 

Certaines méthodes populaires ont fait leurs marques au fil des temps. Il suffit de penser aux différentes cuillères métalliques comme les Williams Wabler, les Lake Clear Wabblers, les Toronto Wobbler, les Geneva, etc., jumelées à un bas de ligne et à un ver de terre. Des millions de passionnés ont pu se fier à ces montages pour déjouer les mouchetées visées. Les bonnes vieilles Bob-It ou modèles similaires de toutes longueurs équipées d’un lombric ont également été très performantes.

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En fin de saison, vous serez d’accord que les poissons, toutes espèces confondues, surtout ceux évoluant dans des eaux subissant une forte pression de la part des manieurs de canne, en ont vu de toutes les couleurs au cours de l’été. Il serait donc astucieux d’opter pour d’autres types de présentations plus subtiles.

Voici donc d’autres subterfuges qui pourraient vous aider à tirer votre épingle du jeu.

LEURRES SOUPLES : On retrouve chez les marchands une grande gamme d’offrandes de petite taille fabriquées de plastisol ou de diverses matières similaires. Ces imitations fort réussies de nymphes, d’écrevisses, de vairons, de sangsues, de mini pieuvre, d’hybride représentant d’autres sources de nourriture, etc., fonctionnent à merveille lorsqu’on les empale sur une tête plombée minuscule de 1/16 ou 1/32 once. On les catapulte au loin en se servant d’un fil de petit calibre de 4 ou 6 livres de résistance et d’une canne flexible. On les récupère lentement au lancer en les faisant sautiller doucement.  

VAIRON : Les tout petits ménés qui ont vu le jour au printemps ont grandi tout comme nos salmonidés. Les cyprins et autres espèces qui n’intéressaient peut-être pas Dame mouchetée il y a deux ou trois mois de cela, se sont peut-être hissés d’un cran dans la chaîne alimentaire. Alors, il suffit de nouer un poisson-nageur de 4 à 7 cm de longueur, selon la taille des spécimens ciblés.

FORMAT : Tout comme leurs grandes sœurs, les petites offrandes métalliques produisent de nombreux reflets et des vibrations de toutes sortes. Au même titre que les devons artificiels, les microcuillères comme les Syclops S00 ou S0, les Wabler W10 ou W20, les Dartee D1, les Mooselook Midget, etc., représentent maintenant une source de nourriture devenue non négligeable. Il faut les exploiter telles quelles avec le trépied et sans ver. 

DÉPLOIEMENT : Si l’on prend toujours en considération que nos prédatrices sont devenues plus costaudes, on peut imaginer que certaines d’entre elles n’hésiteront pas à se ruer sur des bibittes invitantes comme des cuillères tournantes qui semblent faciles à intercepter. Le concept de base de ces offrandes est d’imiter un battement d’ailes ou une vibration intense émise par une proie. L’appellation Aglia, à titre d’exemple, signifie papillon en latin. On les utilise de loin, à la traîne lente.

AU FOND : Si vous avez une canne à mouche équipée d’une soie calante, attachez-y un bas de ligne invisible en fluorocarbone de 4 ou 5 mètres et un streamer simulant un méné ou une Wooly Bugger reproduisant une sangsue alléchante. Ce montage vous donnera la chance d’exploiter les bas-fonds sans l’aide d’un autre lest.

Tout un spectacle 

La championne toutes catégories au niveau vibratoire et de l’émission de reflets de toutes sortes est la Lake Clear Special, mieux connue sous l’appellation de Banane. Cette offrande, aux allures surdimensionnées, canalise tous les regards à des lieux à la ronde. Son action l’entraîne rapidement vers les gouffres. Dès qu’elle cesse de tourner, cela vous indique qu’elle frotte dans le benthos et qu’il faut légèrement la remonter. On y ajoute un gouvernail à l’avant qui empêchera les rotations et un bas de ligne à l’arrière avec un ver bien charnu.

RÉPLIQUES : Les hybrides qui imitent des insectes matures comme des mouches, des sauterelles, des petits rongeurs ou autres gueuletons appétissants semblables peuvent parfois être la clef de la solution quand les autres approches ne fonctionnent pas.

POIDS LOURD : Si vous êtes un inconditionnel de la pêche avec cuillère et ver de terre, sachez qu’il existe sur le marché des offrandes métalliques comme la Bully, par exemple, qui plongera rapidement vers les abysses avec ses 9/10 d’once. Favorisez l’utilisation d’un super bas de ligne, d’au moins 90 cm et plus, pour vous démarquer des autres passionnés. 

Pour éviter le pire 

Naviguer sur un plan d’eau est censé être une activité plaisante. Pourtant, près de 80 personnes perdent la vie chaque année sur nos lacs et rivières.

Le 14 novembre dernier, deux passionnés dans la jeune vingtaine, Antoine Paquin et Dylan Auger, se sont rendus à St-Placide pour y taquiner les maskinongés du Deux-Montagnes. Ils sont partis tôt, mais ne sont jamais revenus.

Guillaume Laroche était un partenaire de pêche régulier d’Antoine et de Dylan. La veille, il a refusé de les accompagner, car il ne voulait pas avoir froid. « Ce matin-là, la mort est venue frapper à notre porte et nous n’avons pas répondu », a dit le père de ce jeune homme fortement ébranlé. 

La Sûreté du Québec a alors amorcé des recherches, secondée par plusieurs bénévoles et amis qui ont arpenté les eaux frigorifiées jusqu’au 12 décembre. Tous les efforts se sont alors avérés infructueux au grand désespoir des familles et des proches attristés.  

Le 14 novembre dernier, Antoine Paquin et Dylan Auger ont perdu la vie lors d’une dramatique sortie de pêche. Le corps d’Antoine n’a pas encore été retrouvé au grand malheur des parents qui souhaitent faire leur deuil.
Photo courtoisie
Le 14 novembre dernier, Antoine Paquin et Dylan Auger ont perdu la vie lors d’une dramatique sortie de pêche. Le corps d’Antoine n’a pas encore été retrouvé au grand malheur des parents qui souhaitent faire leur deuil.

Dénouements

Les recherches ont repris le 7 avril dernier. Douze jours plus tard, à 54 km du lieu de la tragédie, soit au barrage hydro-électrique de la rivière des prairies, à Laval, on a localisé la dépouille de Dylan. « On continue à espérer retrouver Antoine. Il est difficile de faire notre deuil sans son corps », raconte avec une infinie tristesse le père de la jeune victime, Christian Paquin. 

Prudence

« Les amateurs de pêche savent que la meilleure période de l’année commencera bientôt. En se refroidissant, la colonne d’eau stimulera les élans de nombreuses espèces combatives. Pour que tout le monde se conscientise et se remémore les dangers que représente la pratique de nos activités préférées l’automne, nous lançons une campagne de sensibilisation pour la sécurité nautique en eaux froides », explique Martin Bibaud qui a lui-même effectué des recherches pendant plus d’une dizaine de journées avec les autres bénévoles.

« Il est important de se rappeler que plus les eaux se refroidissent, plus les dangers d’immersions augmentent. Avant de partir à l’aventure, surtout à ce temps de l’année, il est impératif de consulter les plus récentes prévisions météo, d’avoir à son bord tous les équipements de sécurité prescrits par Transport Canada, d’opter pour des vêtements de flottaison adaptés aux conditions extrêmes et de redoubler de prudence, car le corps humain perd sa chaleur 25 fois plus rapidement dans l’eau que dans l’air », ajoute le fondateur de l’organisme voué à la relève de la pêche partout au Québec, Fish’N Fils. 

Lors d’un hommage à son enfant, la maman de Dylan a écrit : « le gilet [de sauvetage] sur ton dos, pas dans le bateau ».


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