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8 moments clés d’un mandat mouvementé

Plusieurs événements d’importance ont marqué les deux dernières années du gouvernement Trudeau

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COVID-19, défense du français, affaire We Charity : le gouvernement minoritaire de Justin Trudeau a connu un mandat mouvementé. Retour sur huit moments forts. 

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La COVID-19 et les finances publiques        

Après avoir déjà investi massivement durant son premier mandat, Justin Trudeau n’a pas hésité à creuser des déficits historiques pour faire face à la crise sanitaire et aider les Canadiens qui se trouvaient soudainement sans emploi durant la pandémie. Mais l’image d’un premier ministre dépensier commence à lui coller à la peau, si bien que le Bye Bye 2020 lui a consacré un sketch dans lequel il imprimait littéralement de l’argent. Et Ottawa promet maintenant d’injecter 101,4 milliards $ sur trois ans pour relancer l’économie. Et c’est sans compter les promesses électorales. Le retour à l’équilibre budgétaire, lui, n’est pas dans les plans.  

Réaction lente aux frontières        

Photo d'archives

Au début de la pandémie, le chef libéral s’est fait tirer l’oreille pour fermer les frontières canadiennes aux visiteurs étrangers, pendant que la Santé publique québécoise et la Ville de Montréal suppliaient les voyageurs à l’aéroport de se placer volontairement en quarantaine. Le gouvernement fédéral a expliqué qu’il devait notamment s’assurer de ne pas freiner le transport de marchandises, dont les produits alimentaires. Au bout de quelques jours, le Canada a finalement fermé la porte aux visiteurs étrangers.  

Retards dans la campagne de vaccination         

Photo courtoisie

Le début de la campagne de vaccination a été marqué par des retards au Canada. En février, les livraisons des deux principaux fournisseurs, Moderna et Pfizer-BioNTech, ont été ralenties. Le Canada, pays membre du G7, s’est retrouvé à devoir piger environ un million de doses du sérum d’AstraZeneca dans le programme COVAX, créé à l’origine pour distribuer le vaccin dans les pays sous-développés. Depuis, les livraisons ont repris leur rythme de croisière et le pays se classe désormais en tête de liste pour son taux de vaccination.  

Une gouverneure générale qui ne parle pas français        

Photo d'archives, AFP

Au moment même où son gouvernement dit vouloir mieux protéger la minorité francophone – avec sa réforme de la Loi sur les langues officielles –, le premier ministre libéral vient de nommer une gouverneure générale qui parle l’inuktitut et l’anglais, mais pas le français. Si la nomination de Mary Simon, une Inuit originaire du Nunavik, est une avancée indéniable pour les peuples autochtones, elle a été reçue par de nombreux Québécois et Franco-canadiens comme un affront au principe des deux peuples fondateurs.  

Scandales éthiques         

Photo d'archives, Agence QMI

L’éthique deviendra-t-elle le talon d’Achille de Justin Trudeau ? Après les vacances chez l’Aga Khan et les pressions politiques pour éviter un procès criminel à la firme SNC-Lavalin, le premier ministre s’est retrouvé empêtré dans l’affaire We Charity à l’été 2020. L’organisme à but non lucratif qui avait rémunéré les conférences de certains membres de la famille Trudeau devait recevoir 43,5 M$ pour administrer un programme de bourses étudiantes. M. Trudeau a officiellement été blanchi par le commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique, contrairement à son ministre des Finances, Bill Morneau, qui a finalement démissionné.   

Apaisement entre Québec et Ottawa        

En 2019, les demandes du premier ministre François Legault et le débat autour de la toute nouvelle loi sur la laïcité avaient alimenté la campagne électorale. Les libéraux en étaient ressortis avec un gouvernement minoritaire, au profit d’un Bloc québécois revenu d’entre les morts. Depuis, Justin Trudeau a semblé éviter la confrontation avec son homologue québécois. Récemment, les deux hommes sont d’ailleurs apparus côte à côte, en bras de chemise et tout sourire, pour annoncer une entente de 6 milliards $ sur cinq ans afin de financer les garderies du Québec. Juste à temps pour les élections.   

Le déshonneur du Canada        

Le dossier des pensionnats pour Autochtones aura marqué ce deuxième mandat de Trudeau fils. Le premier ministre libéral avait déjà pris à bras le corps le dossier de la réconciliation avec les Premières Nations à son arrivée au pouvoir en 2015. Mais la découverte récente de fosses communes non identifiées près d’anciennes « écoles résidentielles », destinées à assimiler les enfants autochtones, a ramené le sujet à l’avant-plan et risque de s’inscrire dans les enjeux de la campagne électorale.   

Où était l’armée?        

Photo d'archives, Agence QMI

Les Forces armées canadiennes, souvent déployées lors d’inondations dans tout le pays, n’ont été envoyées en renfort qu’après de nombreux appels à l’aide du Québec, où le personnel des CHSLD était débordé par la première vague de la pandémie. La présence des soldats a finalement permis de stabiliser la situation, avant de passer le relais à la Croix-Rouge. Mais les demandes du premier ministre Legault de prolonger la mission jusqu’à la mi-septembre sont restées lettre morte à Ottawa. « Ce n’est pas une solution à long terme », avait plaidé M. Trudeau.