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Agression sexuelle: la Cour d’appel maintient le verdict de culpabilité de Paul Mukendi

Paul Mukendi
Photo d’archives Le pasteur Paul Mukendi

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Le pasteur Paul Mukendi devra se constituer prisonnier d’ici le 20 août, car la Cour d’appel a choisi de maintenir le verdict de culpabilité prononcé à l’encontre de l’homme d’Église, reconnu coupable d’agression sexuelle sur une mineure.

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En janvier, « l’apôtre de la ville de Québec » avait présenté à la formation de trois juges une série de motifs dans l’espoir que le verdict rendu à l'issue du procès soit cassé. 

Contacts sexuels

Le jury avait alors déclaré Mukendi coupable d’agression et de contact sexuels sur une mineure, de menace de mort, de voies de fait armées et de voies de fait causant des lésions. 

Le juge Jean-François Émond avait par la suite condamné l’homme à purger une peine de détention de huit ans, mais la sentence a été interrompue lorsque le pasteur a porté sa cause en appel. Il estimait alors que le magistrat avait commis des erreurs de droit au cours des audiences et dans le cadre de ses directives aux jurés.

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Cour d’appel

Dans sa demande d’appel, l’avocate de Mukendi, Me Dominique Bertrand, soutenait que le président du Tribunal avait été « imprécis » dans ses directives au jury et que cela avait pu inciter ce dernier à « écarter une partie de la preuve » favorable à la théorie de la cause de l’accusé. 

De nombreuses contradictions avaient également été relevées dans le témoignage de la plaignante, ce qui, toujours selon la défense, ne permettait pas aux membres du jury de conclure aux verdicts de culpabilité.

En liberté depuis plus d’un an, l’homme de 44 ans devra donc se rendre, d’ici jeudi, dans un poste de police pour se constituer prisonnier, ou encore dans un centre de détention. 

Au cours des prochaines semaines, la possibilité de porter l’affaire devant la Cour suprême sera étudiée par l’avocate de Mukendi. 

Rappelons qu’en décembre, le pasteur doit subir un deuxième procès concernant deux autres plaignantes.