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Pont de Québec: aux gouvernements d’expliquer où ça coince

Le maire voit une «occasion historique» de régler le dossier

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Les gouvernements supérieurs doivent clarifier, sur la place publique, où achoppent les négociations sur le rachat du pont de Québec par Ottawa pour ne pas laisser échapper une «occasion historique» de régler cet épineux dossier, demande le maire Régis Labeaume.

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Selon nos informations, le gouvernement fédéral espérait sceller l’avenir du pont de Québec avant le déclenchement des élections au pays. Il était proche d’une entente de principe avec le Canadien National, l’actuel propriétaire de l’infrastructure, mais n’aurait pas été en mesure de conclure un accord à temps avec le gouvernement du Québec, concernant sa contribution financière.

Québec, qui est le principal utilisateur du pont par le biais du ministère des Transports, aurait demandé «plus de temps».

«Ça vaudrait peut-être la peine que les gouvernements nous en donnent un peu plus, pour que le public sache où on en est», a laissé savoir, lundi, le maire Régis Labeaume, qui semblait peser ses mots.

Occasion historique

«S’il fallait que le gouvernement fédéral accepte de devenir propriétaire du pont, parce qu’aussi, il aurait une entente financière avec le CN, bien peut-être qu’il faudrait que ça se sache», a dit le maire, qui voudrait aussi savoir «ce qu’il demande au gouvernement québécois».

«Ce serait bête qu’on manque une occasion historique, parce que ça fait 14 ans, moi, que je connais ce dossier-là, puis j’ai l’impression qu’on n’a jamais été aussi proche [de régler le dossier]», a-t-il ajouté.

Le gouvernement Trudeau – qui s’était initialement engagé en 2015 à régler la question en six mois – a confirmé, au printemps, que sa volonté était de reprendre possession de l’ouvrage centenaire et rouillé, mais pas à n’importe quel prix, disant vouloir obtenir «des contributions financières qui reconnaissent les obligations de tous les partenaires».

Pas d’impasse, répond Duclos

En entrevue avec Le Journal, le candidat libéral dans la circonscription fédérale de Québec, Jean-Yves Duclos, n’a pas voulu jeter le blâme sur le gouvernement québécois. «Il n’y a pas d’impasse, c’est juste une question de temps», affirme-t-il.

M. Duclos, président du Conseil du Trésor dans le dernier cabinet de Justin Trudeau, a réitéré que le gouvernement sortant a toujours «parfaitement confiance» dans son négociateur spécial, l’homme d’affaires Yvon Charest.

«M. Charest continue à faire son travail et il continue à être en contact avec le gouvernement du Québec et le CN, mais évidemment, cette entente-là est le fruit d’une volonté politique. Le Parti libéral est, que je sache, le seul qui a à la fois la volonté et les moyens de reprendre possession du pont de Québec. Donc, il faudra attendre la suite des élections pour que l’entente soit signée par le gouvernement que les Canadiens auront élu après le 20 septembre», a déclaré M. Duclos.