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Vaccination obligatoire en santé et port du masque dans les cégeps et les universités

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Vaccination obligatoire en santé, masque en tout temps dans les cégeps et les universités : François Legault serre la vis pour ralentir la progression de la quatrième vague puisque la cible de vaccination ne réussit pas à enrayer la transmission de la COVID-19 : il faudrait maintenant atteindre 95 % de la population.

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« Même s’il fait encore chaud, même si c’est l’été, la situation est inquiétante, on doit prendre des mesures », a affirmé le premier ministre, mardi, en point de presse à l’Assemblée nationale.

L’objectif de vaccination de 75 % du printemps ne suffit plus, la santé publique parle maintenant de 95 % (voir autre texte plus bas) en raison de la transmissibilité du variant Delta. Une présentation inquiétante des experts de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) faite à M. Legault la veille prédit une hausse des cas et des hospitalisations dans les prochaines semaines, ce qui n’annonce rien de bon, alors que la rentrée n’est même pas commencée. 

Suspension

Déjà, le plan de match de la rentrée scolaire est chamboulé et les mesures sont renforcées (voir autre texte plus bas). Mais le gouvernement Legault abat une autre carte en rendant la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé en contact avec les patients.   

  • Écoutez les réactions du Dr Louis Godin de la FMOQ et Jeff Begley de la FSSS–CSN au micro de Mario Dumont   

« Ça s’applique à toute personne qui est en contact direct avec des personnes vulnérables 15 minutes et plus. Par exemple, les gens qui font l’hygiène et la salubrité, le personnel de soins infirmiers, et le médecin », a indiqué le Dr Arruda.

La date butoir pour recevoir une deuxième dose : le 1er octobre. En cas de refus, Québec menace de suspendre les employés sans solde. Il n’y aura pas d’échappatoire, par exemple, en faisant régulièrement des tests rapides. « Ce n’est pas suffisant », a dit M. Legault.   

  • Écoutez l’essentiel du point de presse et l’analyse de Geneviève Pettersen et de Danny St Pierre à QUB radio:   

Ontario plus dur

La mesure risque de toucher des dizaines de milliers de personnes, incluant les employés d’agences privées en santé et les ambulanciers. Le but : freiner la transmission dans le milieu de santé, qui commence déjà à se faire sentir, notamment dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) :

« Il a commencé à y ravoir des cas, alors [...] il faut prendre une décision très rapide », s’est justifié Christian Dubé. Le Québec n’est pas le seul à durcir le ton. L’Ontario va rendre la vaccination obligatoire en santé, de même que dans les universités. Le gouvernement Trudeau veut également vacciner tous les employés fédéraux.  

Marche arrière pour le masque en classe  

Charles Lecavalier et Étienne Paré, Bureau parlementaire et Journal de Montréal

Le plan de match de la rentrée scolaire est chamboulé et les mesures sont renforcées. Contrairement à ce qui a été annoncé il y a moins de deux semaines, le port du masque sera obligatoire en tout temps dans tous les cégeps et les universités pour la rentrée.

Ce ne devait pas être le cas. La situation pourrait également changer dans les écoles secondaires, primaires et dans les services de garde d’une région à l’autre en fonction de la situation épidémiologique.

« Il faut aussi tenir compte du fait que dans deux semaines, il va y avoir un retour à l’école, et c’est clair, il va y avoir plus de contacts. Et même si les jeunes sont moins à risque, ils ne sont pas totalement hors risques et ils peuvent être des transmetteurs du virus. On peut s’attendre avec la rentrée à ce que ça augmente le nombre de contacts », a dit M. Legault.

Réactions mitigées

Chose certaine, le port du masque obligatoire en classe divise les étudiants. 

« Je suffoque avec le masque, surtout que j’ai des lunettes et que ça embue », lance Maude Thibodeau, une étudiante en criminologie à l’Université de Montréal. 

Tant qu’à imposer le port du masque, la jeune femme de 24 ans aurait préféré que l’école continue de se faire à distance, comme l’an dernier. Un sentiment partagé par Sandra Estima.  

« Je me suis fait vacciner, mais ça a servi à quoi ? Toutes les mesures sont encore en place. Avoir su, je ne me serais pas fait vacciner », poursuit cette étudiante en éducation spécialisée, rouge de colère.  

Mais inquiets de la recrudescence du variant Delta, d’autres pensent que le masque est un moindre mal dans le contexte. 

Léonie Larocque, étudiante.
Photo Étienne Paré
Léonie Larocque, étudiante.

« Je pense que c’est mieux ça que de faire une autre session à distance. On a besoin de voir des gens », plaide Léonie Larocque, dont le raisonnement rejoint en tout point la position officielle des fédérations étudiantes.  

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