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Pont Pierre-Laporte: grand soulagement après avoir évité le cauchemar

Les entraves majeures à la circulation ont été levées avec une journée d’avance

FD-Pont Laporte mardi circulation 11.00
Photo Agence QMI, Guy Martel Une météo clémente et des travaux qui se déroulent rondement ont permis au ministère des Transports de mettre un terme aux entraves majeures sur le pont Pierre-Laporte une journée plus tôt que prévu.

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La catastrophe anticipée en raison des entraves majeures sur le pont Pierre-Laporte ne s’est pas produite, mais les intervenants en transport de la région n’ont pas été fâchés d’apprendre que ces importants travaux sont désormais chose du passé, et ce, avec une journée d’avance.

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Le ministère des Transports (MTQ) a annoncé mardi matin ce que les automobilistes attendaient avec impatience : la réouverture complète du pont. Le deuxième blitz de travaux de réfection, entamé le 8 août et qui entraînait la fermeture de deux voies de circulation dans les deux directions, a pris fin un peu plus tôt que prévu. 

La congestion autour des ponts s’est toutefois avérée plus importante au cours de la seconde phase. Des automobilistes ont dû patienter parfois plus d’une heure pour traverser sur l’autre rive. 

« De façon générale, les deux phases [de travaux], ça s’est super bien passé », assure le coordonnateur à la sécurité civile de Lévis, Luc de la Durantaye. « En aucun moment, on n’a été débordé par les événements, au contraire. » 

Un premier blitz de travaux s’était déroulé du 27 juin au 6 juillet et n’avait pas causé d’ennuis.

Chez Dessercom, on a également constaté une hausse de la congestion. L’entreprise a appliqué « le même plan de contingence » qu’à la première phase et comptait sur « des ressources ambulancières supplémentaires sur les deux rives ».

Selon le coordonnateur aux communications de Dessercom, Francis Brisebois, le service ambulancier a réalisé sept transports de la Rive-Nord vers la Rive-Sud et 16 dans le sens inverse durant cette période.

« Sur ces 16 transports, six étaient des urgences, et ça s’est très bien déroulé. »

Première journée « rock’n roll »

Les compagnies de transport et autres entreprises habituées de franchir les deux rives ont aussi poussé un soupir de soulagement. 

À part « peut-être la première journée » du deuxième blitz, où ç’a été « rock’n roll », Pierre Dolbec, président du conseil d’administration de la Corporation des parcs industriels du Québec, juge que « ç’a bien été considérant l’ampleur des travaux et les craintes énoncées par beaucoup de gens de différents domaines ».

La compagnie de transport Bernières avait elle aussi maintenu les mêmes mesures et la stratégie a fonctionné à nouveau. 

« Ça nous a causé des coûts supplémentaires parce qu’on se rallonge en prenant des routes alternatives », a souligné Karl McLellan, vice-président et chef de la direction du Groupe Bernières.

Tirer des leçons

Surtout, ces circonstances ont permis aux différents intervenants de la région de dresser des plans de match si une situation d’urgence survenait. 

« On a élaboré un scénario où, si on avait eu une intervention majeure sur le pont Pierre-Laporte pendant les travaux, on aurait su quoi mettre en œuvre comme ressources », avance M. de la Durantaye.

D’ici la fin de la saison, le MTQ poursuivra des « travaux de parachèvement et d’entretien » sur la structure, « mais seulement le soir et la nuit ». 

Moins de soubresauts que prévu  

« Ce qu’on aura appris, c’est qu’en temps de paix, ça va bien. Et en temps de guerre, on est déjà prêt à faire face à peu près à n’importe quel défi que peut apporter le pont Pierre-Laporte. »

– Luc de la Durantaye, coordonnateur à la sécurité civile de Lévis

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Photo Didier Debusschere

« Il n’y a rien eu de majeur autre que l’enjeu de congestion qui pouvait peut-être un peu ralentir les ambulances vers les centres hospitaliers. [...] Toutes ces congestions n’ont pas été problématiques ou délétères envers les patients. »

– Francis Brisebois, coordonnateur aux communications chez Dessercom

FD-Pont Laporte mardi circulation 11.00
Photo Stevens LeBlanc

« Je pense qu’elles (les entreprises] vont garder dans leur coffre à outils les choses qui ont fait qu’on a passé tous ensemble à travers ces réparations-là avec beaucoup moins de soubresauts qu’anticipé. »

– Pierre Dolbec, président du CA de la Corporation des parcs industriels du Québec

« Ça s’est bien passé parce qu’on a gardé les mêmes mesures [qu’à la première phase], mais somme toute, ça a été un peu plus difficile. Je pense que ça a paru, il y avait plus de gens sur les routes. » 

– Karl McLellan, vice-président et chef de la direction du Groupe Bernières

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