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Pénurie de main-d’œuvre: les candidats de la circonscription de Sherbrooke se prononcent

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La pénurie de main-d'œuvre risque de faire jaser les chefs de partis quand ils feront campagne au Québec en prévision des élections fédérales du 20 septembre.

La pandémie a exacerbé le mal des entreprises à recruter du personnel, notamment en raison des subventions fédérales comme la Prestation canadienne pour la relance économique (PCRE), anciennement la Prestation canadienne d'urgence (PCU), selon Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville.

Dans la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec, 4800 postes sont à combler.

«La solution, c'est de sortir le plus rapidement de cette COVID-19 et de dire à nos populations de retourner sur le marché du travail. En même temps, il ne faut pas que le gouvernement vienne nous bloquer avec des programmes qui font en sorte que c'est encore plus difficile de les mettre en place, ces mesures-là. La PCU en est un exemple, du moins, c'est ce qu'on entend sur le terrain», a dit M. Dupont.

Au Parti conservateur du Canada (PCC), Andrea Winters, candidate dans la circonscription de Sherbrooke, a fait valoir que son parti souhaitait «encourager les travailleurs à suivre des formations spécialisées grâce à la création du Fonds de formation professionnelle du Canada», a-t-elle souligné. Son parti aimerait également verser aux personnes qui gagnent un salaire de 20 000$ par année une augmentation de salaire de 1$ l’heure pour les inciter à retourner au travail.

Pour certaines PME, l’aide du gouvernement n’est pas accessible.

Une entreprise comme celle de Nathalie Gagnon, copropriétaire de l'entreprise Remises Gagnon, qui compte 11 employés, n'est pas toujours admissible à l'aide gouvernementale, a mentionné la dame à TVA Nouvelles, mardi. Pour l'être, le processus est parfois long et ardu.

«Quand on a une petite et moyenne entreprise, la seule façon de s'en sortir quand on a des coups durs, la première idée qui vient à un entrepreneur, c'est de faire plus d'heures. Ça va être important oui qu'il se penche sur de l'aide qui va être directe aux entreprises, facile aux entreprises aussi et rapide pour qu'on puisse avoir du personnel et qu'on puisse les former», a-t-elle ajouté.

Questionnée quant à la pénurie de main-d’œuvre et à l’aide accordée aux entreprises, la candidate libérale dans la circonscription de Sherbrooke, Élisabeth Brière, estime que son parti a toujours été présent pour les entreprises et que la pandémie n’a pas changé cet engagement.

«Nous avons été là pour les aider à fonctionner, à payer leur salaire aux employés et à garder nos communautés en sécurité, et nous continuerons de les soutenir aussi longtemps qu’il le faudra», a expliqué la candidate.

Quant à Ensaf Haidar, candidate du Bloc québécois dans la même circonscription, elle réclame «du soutien pour aider nos PME à s’automatiser et à se numériser davantage», a-t-elle indiqué.

Elle suggère également d’accélérer l’approbation des demandes des travailleurs étrangers et demande un transfert des responsabilités au Québec du programme des travailleurs étrangers temporaires.

Alors que le candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la circonscription de Drummond propose «d’abolir le programme de travailleur temporaire pour permettre à ces travailleurs d'accéder à un statut de travail en bonne et due forme, leur permettant ainsi d'avoir accès plus rapidement à des conditions de travail plus décentes».