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Vaccination obligatoire en santé: une décision qui divise dans le réseau

réactions travailleurs santé
Photo Jérémy Bernier Des employés du réseau de la santé rencontrés par Le Journal sont d’accord avec la vaccination obligatoire, mais éprouvent certaines réticences à l’idée de forcer des travailleurs à se faire vacciner contre leur gré. Ci-dessus, Laurianne Côté, infirmière à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus.

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L’obligation de vacciner les travailleurs de la santé ne fait pas l’unanimité dans le réseau, même si la plupart de ceux rencontrés par Le Journal estiment que ça pourrait avoir un impact positif sur la quatrième vague.

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« On a vu comment les premières vagues nous ont affectés dans le réseau de la santé, ça nous a mis à terre. Alors, c’est sûr que ça peut avoir un effet positif », croit Laurianne Côté, infirmière à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec.  

  •  Écoutez la rencontre Lisée - Mulcair au micro de Richard Martineau sur QUB radio :    

« Mais ça reste une mesure drastique. C’est dangereux de jouer sur les libertés des gens », poursuit-elle. 

Ces propos font écho à ceux de la majorité des employés de l’établissement rencontrés par Le Journal à la fin de leur quart de travail, mardi après-midi. Règle générale, on dit être d’accord avec la mesure, mais conserver quelques réticences à forcer des travailleurs à se faire vacciner contre leur gré.

Vinicius Viera Careli, infirmier à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus
Photo Jérémy Bernier
Vinicius Viera Careli, infirmier à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus

« Ça nous aiderait à sortir plus vite de la pandémie, mais le droit de choisir, c’est aussi important », lance de son côté l’infirmier Vinicius Viera Careli.   

  • Écoutez l'entrevue de Jérôme Rousseau, vice-président de la FIQ, au micro de Philippe-Vincent Foisy sur QUB radio:   

Risque de pénurie aggravé

Certains s’attendent également à ce que cette obligation ait des conséquences au niveau de la main-d’œuvre, qui a déjà été mise à mal avec la pandémie.  

Rappelons qu’à compter du 1er octobre, tous les salariés qui côtoient des patients durant plus de 15 minutes et qui n’ont pas reçu leur deuxième dose ne pourront pas travailler.

« Ça peut être un couteau à double tranchant, on pourrait perdre des bras alors qu’on en a besoin de plus », souligne Véronique Matte, infirmière auxiliaire. 

« On a eu beaucoup de démissions depuis le début de la pandémie, mentionne Laurianne Côté. Déjà que les conditions ne sont pas formidables, je n’imagine pas si on oblige les gens à se faire vacciner. »      

  •  Écoutez l'entrevue avec Dr. Mathieu Simon Pneumologue, Intensiviste, Chef des soins intensifs à l’IUCP sur QUB radio :    

Les syndicats sur leurs gardes

Les différents syndicats qui représentent des travailleurs de la santé ont réagi rapidement à l’annonce de M. Legault, mardi. À l’instar des employés questionnés par Le Journal, ils disent craindre des effets pervers de cette mesure.

« L’enfer est pavé de bonnes intentions et malgré la bonne volonté du premier ministre, le risque d’aggraver la pénurie de main-d’œuvre est réel », dit le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras.

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