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Maxime Bernier en a marre de la «tyrannie médicale»

Le chef du PPC a été acerbe envers ses opposants lors du lancement de sa campagne

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, a lancé sa campagne électorale vendredi, à Saint-Georges, en Beauce.
Photo Jérémy Bernier Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, a lancé sa campagne électorale vendredi, à Saint-Georges, en Beauce.

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SAINT-GEORGES | Le Parti populaire du Canada (PPC) fera de la liberté individuelle son cheval de bataille, a annoncé son chef, Maxime Bernier, lors d’un discours pour le moins acerbe à l’endroit des médias et de ses opposants.

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«Les Beaucerons et les Canadiens en ont soupé de vivre dans un État dicté par la tyrannie médicale», a lancé Maxime Bernier lors du lancement de sa campagne électorale à Saint-Georges, vendredi matin.

Celui qui se décrit comme un «Beauceron typique» a ensuite qualifié la gestion de la pandémie «d’expérimentation qui a échoué», y allant de nombreuses attaques à l’endroit des paliers de gouvernement et de ses opposants.

Se disant «pro-choix», le chef du PPC s’est vivement opposé à toutes obligations liées aux mesures sanitaires et sous-entend qu’un vote en sa faveur serait l’équivalent d’un référendum sur la gestion de la crise sanitaire. 

«On est le seul parti qui se bat contre cette discrimination-là, [...] on veut revenir à la normalité. [...] Les gouvernements sont responsables de 80% des morts de la COVID au Canada», a-t-il affirmé sans détour.

«Faites votre travail»

N’hésitant pas à dire que les médias ont fait de la désinformation, Maxime Bernier a ensuite été particulièrement acerbe à l’endroit des journalistes présents lors de sa conférence de presse.  

«Faites votre travail en tant que journalistes et posez les vraies questions à M. Legault et M. Arruda», a-t-il lâché.

Il a ensuite affirmé que le gouvernement avait empêché les médias de voir ce qui se passait dans les hôpitaux, même si des journalistes présents lors de sa conférence de presse ont affirmé avoir fait des reportages à l’intérieur de ceux-ci.

«On vous a dit dans quel hôpital aller voir! » leur a-t-il répondu, niant l’impact réel des hospitalisations liées à la COVID-19 durant les premières vagues. 

Taux d’inflation nul

Outre le «retour des libertés individuelles», M. Bernier souhaite réviser le taux d’inflation de la Banque du Canada, qu’il qualifie de taxe cachée d’un «gouvernement cassé», à 0%.

Par ailleurs, un gouvernement mené par le PPC n’investira plus dans les infrastructures locales, mais se concentrera dans les projets nationaux, comme l’autoroute en Beauce.

«Je n’achèterai pas les votes des Beaucerons avec de l’argent qu’on n’a pas», assure-t-il. 

► Le Parti populaire du Canada compte actuellement 280 candidats dans le pays, mais Maxime Bernier espère en présenter 58 autres d’ici le début du vote.

Bernier veut reconquérir la Beauce   

Maxime Bernier aura la tâche de reconquérir le cœur des Beaucerons s’il souhaite se réapproprier le siège qu’il a perdu au profit des conservateurs aux dernières élections.

Député conservateur de la Beauce de 2006 à 2019, Maxime Bernier a été défait lors des dernières élections, où il se présentait, pour la première fois, sous la bannière du Parti populaire du Canada (PPC).

Il avait alors récolté 28% des votes, soit dix points derrière Richard Lehoux. Cette défaite est due, selon lui, «aux journaux nationaux qui étaient contre [lui] et d’une campagne de salissage de la part d’un consultant du parti conservateur. 

«Maintenant, c’est derrière moi [...] [et] je n’ai pas changé», a lancé M. Bernier en conférence de presse vendredi matin.

«On est tous tannés»

Mais, pour certains Beaucerons rencontrés par Le Journal, les frasques du chef du PPC au cours de la crise sanitaire sont difficiles à outrepasser, même si plusieurs sont «écœurés» de celle-ci. 

«Avant je votais toujours pour lui, mais plus maintenant. Ses propos sur le port du masque, [sa présence] dans les manifestations... Ça ne tient pas debout ses affaires», estime Ghislain Poulain. 

«On est tous tannés de la pandémie, mais on doit faire notre effort si on veut s’en sortir. La liberté de l’un finit là où celle de l’autre commence», souligne de son côté Line Roy. 

Certains citoyens qui se disent attachés émotionnellement à M. Bernier ont tout de même affirmé qu’ils voteraient en sa faveur. 

Jamais deux sans trois

Si plusieurs électeurs rencontrés par Le Journal ne savent pas encore vers quel parti se tourner, ils pourraient aussi faire face à une seconde décision déchirante: pour quel Maxime Bernier voter?

Comme l’an dernier, le Parti Rhinocéros, un parti satirique mais non moins officiel, présentera un candidat qui possède le même homonyme que le chef du PPC. Mais un troisième Maxime Bernier se présentera aussi comme candidat indépendant. 

«Notre slogan ce sera "jamais deux sans trois"! On veut vraiment laisser aux électeurs le choix de quel Maxime Bernier ils veulent avoir comme député», a lancé le chef du Parti Rhinocéros, Sébastien «CôRhino» Côrriveau. 

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