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La pandémie, un temps d'arrêt salutaire pour la santé mentale de Mariana Mazza

Maria
Photo courtoisie

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La pandémie aura été « la chose la plus bénéfique au monde » pour la santé mentale de Mariana Mazza. À l’aube de l’épuisement, l’humoriste a pu prendre ce temps d’arrêt pour se poser, reprendre ses forces et se redéfinir en tant qu’artiste. « Ça m’a permis de réaliser à quel point j’aime faire plein de choses. Je ne veux plus me limiter à une seule case, celle d’humoriste. Je suis une actrice aussi », confie-t-elle.  

« Honnêtement, je pense que je serais en burnout en ce moment s’il n’y avait pas eu de pandémie. J’aurais commencé ma tournée au mois de mars, sans me rendre compte à quel point c’était une mauvaise idée de reprendre la route aussi rapidement. J’avais besoin de repos », raconte l’humoriste en entretien au Journal

Il y a donc un moment – trois ans pour être exact – que le scénario de Maria reposait sur la table de travail de Mariana Mazza. La pandémie l’ayant libérée de la majorité de ses engagements, l’humoriste a saisi cette occasion pour le finir avec sa complice d’écriture, Justine Philie. 

C’est ainsi qu’est né ce récit où une jeune trentenaire sans grande ambition décide de se prendre en main pour réaliser les dernières volontés de sa mère gravement malade. Pour ce faire, elle acceptera un poste de suppléante dans une école secondaire où ses élèves lui en feront voir de toutes les couleurs... et vice versa. 

La « vraie » Mariana

Les cinéphiles y découvriront bientôt une héroïne atypique, certes, mais surtout calquée sur le profil de Mariana Mazza. Ça, elle l’assume complètement. Et c’était voulu. Car l’humoriste, bien connue pour son exubérance sur scène, souhaitait montrer une autre facette de sa propre personnalité, plus posée. 

Maria, film d’Alec Pronovost avec Mariana Mazza dans le rôle-titre
Photo courtoisie
Maria, film d’Alec Pronovost avec Mariana Mazza dans le rôle-titre

« Quand je suis sur scène, je suis moi-même... mais à la puissance 10. Il le faut. Mais dans la vie, je ne suis pas que ça. Je suis une fille très douce, très volontaire dans ma volonté d’aider les autres. Ça, les gens ne le savent pas vraiment. Alors le personnage de Maria vient ramener le balancier en plein centre, entre la douceur et l’exubérance dont je suis capable », raconte-t-elle. 

« Et de toute façon, pour mon premier film, je n’étais pas prête à endosser un rôle de composition. Devenir actrice, c’est comme devenir végétarien ; on y va étape par étape, tranquillement », ajoute-t-elle. 

Ces rôles de composition, ils viendront assez rapidement. Car, en ce moment, Mariana Mazza s’éloigne davantage de sa propre identité sur le plateau de Lignes de fuite, l’adaptation cinématographique de la pièce de théâtre du même titre.

Tatouages gommés, traits adoucis, énergie différente... l’humoriste promet une métamorphose entière à l’écran. 

« C’est un pas de plus vers des rôles de plus en plus loin de qui je suis. J’y vais tranquillement, je continue d’apprendre le métier et j’aime vraiment ça », indique-t-elle. 

Énergie différente

À l’aube de la sortie en salles de Maria (prévue pour vendredi), Mariana Mazza avoue ressentir une émotion « complètement différente » de celle à laquelle elle est habituée lors du lancement d’un nouveau projet. 

« Une tournée, ça change, ça évolue. Maria, il va passer à la télévision dans deux ans. Les gens vont pouvoir le louer. Et quand on va parler de moi dans 30 ans, ça se peut qu’on mentionne ce film-là. Mais il ne changera jamais. C’est correct. J’en suis fière et j’assume tout ce qui est dit. Je suis all in », avance-t-elle.  


Maria est à l’affiche depuis vendredi.