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Legault prépare son deuxième mandat

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Photo Agence QMI, Roger Gagnon

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Pendant que les projecteurs sont tournés vers l’élection fédérale, François Legault prépare son plan pour conserver la confiance des Québécois en octobre 2022. Places en garderies, accès à la propriété et création d’emplois payants sont des thèmes qu’il mijote dans l’espoir de répondre aux priorités des familles de classe moyenne.

Ces jours-ci, le chef caquiste a entrepris une série de rencontres individuelles avec chacun de ses ministres. 

Il veut savoir s’ils ont l’intention d’être candidats à la prochaine élection, comment ils comptent livrer ce qui est attendu pour cette dernière année et quelles sont leurs idées pour un deuxième mandat.

M. Legault a peu à craindre pour la stabilité de l’équipe. Tous devraient être de retour, à l’exception possible de Marguerite Blais (Aînés) et Danielle McCann (Enseignement supérieur).

Après s’être retiré temporairement, Pierre Fitzgibbon accélère les démarches pour vendre les actions d’entreprises le plaçant en contravention du code d’éthique. Il retrouvera sa place de ministre de l’Économie, peut-être dès cette semaine.

Non seulement le premier ministre n’a pas l’intention de procéder à un remaniement d’ici la fin du mandat, mais il n’entend pas non plus faire de place à quelques ambitieux plus impatients en grossissant son cabinet.

Il aurait pu, par exemple, donner une des responsabilités de Nadine Giraud, qui cumule Immigration et Relations internationales, à quelqu’un d’autre. Mais il ne veut pas changer une formule gagnante et faire plus de déçus en accordant une ou deux promotions, les ambitieux étant nombreux sur les banquettes arrière.

Chez les députés, presque tous ont l’intention d’être de retour. Des sources gouvernementales évoquaient les noms de Denis Tardif, Marc Picard, Suzanne Dansereau, comme étant plus susceptibles de se retirer. 

La circonscription de Verchères serait alléchante pour une grosse pointure tentée de se joindre à la CAQ. Dans le cas de Picard, vérification faite, il se plaît dans son rôle de vice-président de l’Assemblée nationale et ne prendra sa décision que le printemps prochain.

Sylvie D’Amours, malgré son éviction du Conseil des ministres, aurait fait savoir qu’elle sera toujours sur les rangs. Quant à Louis-Charles Thouin, exclu du caucus caquiste, le premier ministre est prêt à le reprendre dans l’équipe dès que l’UPAC confirmera qu’il ne fait plus l’objet d’une enquête.

Préoccupations populaires

Inévitablement, la relance économique et la nécessaire transformation du réseau de la santé (bousculée par la pandémie) seront au cœur des engagements pour le prochain mandat.

Mais lors de ses visites en régions cet été, M. Legault s’est fait parler partout du manque de places dans les garderies, qui transforme le quotidien de bien des Québécois en casse-tête.

Puis, même si le gouvernement a d’abord minimisé les effets de la hausse du prix des maisons au printemps, il a réalisé depuis à quel point elle brise l’élan de jeunes couples et familles.

Lors de la campagne électorale de 2018, François Legault martelait qu’il fallait redonner plus d’argent aux Québécois et il a respecté tous ses engagements de réduction du fardeau fiscal.

Mais il ne veut surtout pas donner l’impression qu’il n’a plus rien à accomplir et qu’il sort usé de la lutte contre la pandémie.

Même si la quatrième vague de COVID-19 continuera de consumer beaucoup de son énergie, il ne perd pas de vue l’échéance électorale.