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Les écoles de Québec sont en manque de personnel

350 emplois sont à combler dans les services de garde à une semaine de la rentrée

Dominic Latouche
Photo Daphnée Dion-Viens Dominic Latouche, président du Syndicat du personnel de soutien des Premières-Seigneuries, regrette le manque de personnel dans les écoles de son centre de services scolaire alors que les élèves seront de retour en classe le 30 août.

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La pénurie dans les services de garde des écoles de Québec s’aggrave. Près de 350 emplois restent toujours à combler à une semaine de la rentrée, et les enseignants se font aussi de plus en plus rares.

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À pareille date l’an passé, environ 270 postes et contrats étaient à pourvoir dans les services de garde des trois centres de services de la Rive-Nord de Québec.

« Il n’y a pas une école où il ne manque pas trois ou quatre personnes présentement », lance Dominic Latouche, président du Syndicat du personnel de soutien du centre de services scolaire des Premières-Seigneuries.

Dans ces écoles, 187 emplois en services de garde sont à combler, dont 120 postes réguliers et 67 de remplacement. 

« On n’arrivera peut-être pas à tout combler pour la rentrée », laisse tomber Martine Chouinard, secrétaire générale aux Premières-Seigneuries, où la rentrée est prévue le lundi 30 août. Le nombre d’emplois à combler diminue toutefois de jour en jour, précise-t-elle.

Les besoins sont aussi grands dans les deux autres centres de services de Québec.

GROUPES PLUS NOMBREUX

Lorsqu’il manque du personnel pour prendre en charge tous les élèves inscrits aux services de garde, certains sont « redistribués » dans d’autres groupes. 

Cela fait dépasser le ratio prévu d’un adulte pour 20 enfants, explique Dominic Latouche.

D’autres membres du personnel peuvent aussi être appelés à faire du « dépannage » en cas de besoin. 

L’an dernier, des enseignants, des éducatrices spécialisées et même des membres de directions d’école ont dû « faire du plancher » à l’occasion, ajoute le représentant syndical.

Aux Premières-Seigneuries, le nombre d’élèves est en constante augmentation depuis quelques années, ce qui explique que les besoins sont plus grands.

La pénurie s’est aussi aggravée à l’échelle de la province, selon la Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ). 

ENSEIGNANTS PLUS RARES

Même des emplois à temps plein sont encore vacants cette année, et ce, aux quatre coins du Québec, affirme son président, Éric Pronovost.

Les enseignants se font aussi de plus en plus rares à Québec, selon des données transmises par deux centres de services.

À la Capitale, 39 postes de remplacement n’ont toujours pas trouvé preneur, alors que ce chiffre grimpe à 91 aux Premières-Seigneuries.

Dans ce centre de services, il reste par ailleurs neuf postes vacants au primaire, en anglais et en adaptation scolaire, notamment.

Tous ces emplois réguliers avaient été comblés à pareille date l’an passé.

Mme Chouinard assure toutefois que les démarches vont bon train afin que tous les enseignants soient en poste lors de la rentrée. 

Emplois à pourvoir dans les services de garde scolaires à Québec*   

  • Premières-Seigneuries : 187  
  • Capitale : 97  
  • Découvreurs : 62  
  • Total : 346   

*Il s’agit à la fois de postes et de contrats de remplacement offerts dans les centres de services scolaires.

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