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Les fidèles de Paul Mukendi clament son innocence

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Les fidèles de Paul Mukendi, déclaré coupable d’agression sexuelle, ont clamé son innocence lors d’un « Grand culte de vérité », dimanche matin, à Québec, tandis que le pasteur déchu fuit les autorités.

  •  Écoutez la chronique juridique avec Nada Boumeftah, avocate en droits criminels et protection de la jeunesse sur QUB radio :  

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Niant les faits qui sont reprochés à leur « apôtre », des fidèles et des proches de Paul Mukendi ont dénoncé le « travail médiocre des journalistes » dans cette affaire, tout en écorchant au passage la victime.  

Photo Agence QMI, Guy Martel

« Les médias ont fait un travail de salaud dans cette affaire. Les mensonges de cette fille ne tenaient pas contre les alibis parfaits de l’apôtre », a déclaré l’un d’eux lors du rassemblement tenu au Centre évangélique Parole de vie et diffusé en direct sur les réseaux sociaux.

Photo Agence QMI, Guy Martel

« Le but était de le détruire et de détruire son travail. Tout a été mis à contribution pour le ruiner et en faire l’ennemi public numéro un des Québécois, lui qui a été un honnête citoyen sans histoire », a lancé un autre intervenant qui a pris la parole. 

8 ans de prison

Carmen Mukendi, épouse du fuyard, prenant la parole au Centre évangélique Parole de vie, dimanche.
Capture d'écran
Carmen Mukendi, épouse du fuyard, prenant la parole au Centre évangélique Parole de vie, dimanche.

Déclaré coupable de neuf chefs d’accusation, dont agression sexuelle, voies de fait avec lésions et menaces de mort, Paul Mukendi a été condamné à huit ans d’emprisonnement.

Il a porté sa cause en appel, mais la peine a finalement été maintenue le 16 août dernier. 

Mukendi devait donc se livrer aux autorités carcérales vendredi, mais il a plutôt pris la poudre d’escampette. 

La police a l’œil ouvert

Par l’entremise d’un communiqué de son organisation, il dit « fuir l’injustice dont il est victime ».

Mis au courant du « Grand culte de vérité » tenu par des fidèles de Mukendi, le Service de police de la Ville de Québec dit garder l’œil ouvert pour mettre le grappin sur l’homme en cavale. 

  • Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault à QUB radio