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Libre d’écrire

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Chaque fois que je fais un texte plus critique de la gestion de la pandémie je reçois des dizaines de messages qui sonnent comme ça : « Bravo d’aller à contre-courant, ça prend du courage pour critiquer le gouvernement ! »

La vérité, c’est qu’après plus d’une centaine de textes sur la COVID-19, dont environ la moitié sont plutôt positifs pour le gouvernement et l’autre moitié ne l’est pas, jamais je n’ai reçu par la suite des commentaires négatifs de mes patrons.

Sanction négative

On reçoit parfois des rétroactions négatives des cabinets ministériels, c’est vrai, mais ça fait partie de notre travail d’être en dialogue avec eux. Comme chroniqueurs, on veut et on doit échanger avec ceux qui sont aux affaires pour mettre nos interventions en contexte. Quand la discussion est plus tendue, c’est correct, ça fait partie du jeu et on raccroche en se disant « à la prochaine ».

Quand on critique, en fait, la sanction négative vient du public. Avec son taux de satisfaction stratosphérique, le gouvernement ne manque pas de missionnaires pour venir annoncer la bonne nouvelle caquiste jusque dans votre boîte courriel. Vous devriez voir la violence des messages que reçoivent les collègues qui posent des questions plus corsées lors des points de presse.

Détresse psychologique

On le voit quand on écrit là-dessus, il y a des gens que ça place littéralement en détresse psychologique quand on suggère que le gouvernement de la CAQ puisse être autre chose que le meilleur au monde.

Or, certains gouvernements dans le monde ont adopté une approche plus stricte face à la pandémie et d’autres ont été moins restrictifs et, de chaque côté, certains pays ont fait mieux que nous alors que d’autres ont moins bien fait.  

À la fin, ça démontre que, sans remettre en questions le bien-fondé de lutter contre la COVID-19 comme certains l’ont fait, on est libre de débattre de l’approche adoptée par notre gouvernement. Après un an et demi de pandémie, c’est même un devoir.

C’est pourquoi on va continuer de le faire et ce n’est ni les patrons de presse ni le gouvernement qui vont tenter de nous empêcher. Il faudrait toutefois que tant les complotistes que les zélotes caquistes se le mettent dans la tête.