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9000 nouvelles places en garderies subventionnées

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Le gouvernement Legault a annoncé, lundi, la création de 9000 nouvelles places en garderies subventionnées, mais la pénurie de main-d’œuvre pourrait freiner ses efforts pour réduire la liste d’attente, dit un syndicat d’éducatrices.

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Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, affirme que ces places seront complétées d’ici deux ans grâce au nouveau processus simplifié qu’il a annoncé au printemps dernier afin d’en accélérer la construction.

Pas moins de 194 nouveaux chantiers pourront ainsi être réalisés, soit le double de ce qui avait été prévu en octobre dernier, lorsque le gouvernement avait lancé un appel de projets. 

  • Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

Cet appel visait les besoins criants de places subventionnées en services de garde, puisque la liste d’attente compte plus de 50 000 noms, du jamais vu.

«Le réseau s’est mobilisé comme jamais et on a reçu pour 20 000 places de demandes. Évidemment, il y a un travail d’analyse qui a été fait et au total, c’est 9014 places qui ont été recommandées», a-t-il expliqué aux côtés de plusieurs de ses collègues caquistes, lors de l’annonce, lundi.

La part du lion reviendra à la région de la Capitale-Nationale, où 2059 places supplémentaires seront ajoutées grâce à l’agrandissement ou la construction de Centres de la petite enfance (CPE).

Le dévoilement du nombre de nouvelles places pour chaque région doit être fait au cours des prochains jours. Celles-ci seront soit en CPE, soit dans des garderies privées subventionnées, mais elles seront toutes à 8,50$ par jour, a précisé le ministre Lacombe.

Mais où trouvera-t-on le personnel pour s’occuper de ces tout-petits, alors que la province connaît une sérieuse pénurie de main-d’œuvre? Le ministre Lacombe admet qu’il s’agira d’un «défi supplémentaire», mais refuse de baisser les bras.

«C’est clair que c’est un défi, je ne raconterai pas d’histoire, je ne me mettrai pas la tête dans le sable, je comprends bien qu’on a un enjeu de main-d’œuvre dans le réseau, les gens qui l’opèrent tous les jours le savent bien. Mais on ne peut pas non plus se dire: “on ne le fera pas, on ne développera pas parce qu’on n’a pas de main-d’œuvre”», a-t-il martelé.

Pour la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ), le gouvernement Legault doit absolument utiliser une partie du six milliards $ promis par Ottawa pour améliorer son réseau de services de garde afin d’améliorer les conditions de travail des éducatrices.

«Sinon, on va mettre de l’argent dans du béton, mais on va ouvrir des bâtisses vides», plaide sa présidente, Valérie Grenon.

Même son de cloche à Québec solidaire, où la porte-parole en matière de Famille, Christine Labrie, presse le gouvernement de recruter de nouvelles éducatrices en améliorant leurs conditions de travail.

«Le décompte est commencé, et pour éviter que dans deux ans on inaugure des CPE vides, la CAQ doit dès maintenant faire un rattrapage salarial et offrir le soutien nécessaire aux éducatrices», a-t-elle affirmé par voie de communiqué.

Rappelons qu’à la fin de l’année 2019, le ministre Mathieu Lacombe s’était engagé à créer 15 000 nouvelles places. L’objectif a été finalement été réduit à 10 000 places pour octobre 2022. Moins de 3000 places ont été créées depuis le début de son mandat.

L’annonce en chiffres

  • 9014 nouvelles places 
  • 194 projets répartis dans 13 régions administratives 
  • 51 000 enfants en attente d’une place en garderie subventionnée