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QS soutient le blocage des travaux forestiers

Des chemins d’accès pourraient être occupés

Péribonka
Photo courtoisie Le projet d’aire protégée de Péribonka est défendu depuis plus d’une décennie et est maintenant menacé par des coupes forestières.

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La nouvelle porte-parole en environnement de Québec solidaire, Émilise Lessard-Therrien, luttera jusqu’au bout pour défendre l’aire protégée de la rivière Péribonka des coupes forestières. 

« On est vraiment en dialogue avec les membres du Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka. On les appuie dans les gestes qu’ils vont décider de poser. On sait qu’on peut compter sur nos militants pour se déplacer et pour les soutenir », affirme Mme Lessard-Therrien au Journal.

Le Comité compte notamment bloquer les chemins pour empêcher les travaux forestiers.

« Le Comité de sauvegarde a déjà dit que s’il fallait occuper les secteurs prévus, il l’envisage. L’avenir est dans la forêt et sur le bord des lacs, il faut y garantir un accès. Mais le gouvernement déclare la guerre aux aires protégées », déplore la députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue. 

Mme Lessard-Therrien, qui défendait déjà le porte-folio de l’Agriculture, s’occupera aussi dorénavant de celui de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pour le parti de gauche.

Un symbole

Et son premier combat, ce sera la défense du projet d’aire protégée de la rivière Péribonka, au nord du lac Saint-Jean, menacé de coupes forestières prévues par le ministère de la Forêt.

« Ce qu’ils veulent couper, c’est 0,3 % de la possibilité forestière du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il y a quelque chose de très symbolique pour le gouvernement de vouloir s’acharner à couper ce petit bout de territoire », déplore-t-elle.

Et les environnementalistes sont maintenant dos au mur. Malgré les protestations, le ministère des Forêts ne compte pas reculer, et les travaux doivent commencer la semaine prochaine.

« Nous allons installer des pancartes dissuasives à la limite de l’aire protégée. Dès que des abatteuses vont se présenter, nous avons l’intention d’aller bloquer le chemin », affirme Ève Lévesque, du Comité de sauvegarde de la rivière Péribonka.

Le sud plutôt que le nord

Pour la députée Lessard-Therrien, le cas de Péribonka est devenu un symbole pour les 83 projets d’aires protégées portés par des citoyens qui ont été écartés par le gouvernement Legault, qui a préféré protéger des territoires dans le Grand Nord l’an dernier.

Elle compte également, cet automne, mener une bataille pour verdir les villes afin d’aider les citoyens à résister aux vagues de chaleur et se battre pour améliorer la « mobilité durable en région ».

« Le gouvernement actuel est dans une approche de remplacement des voitures à essence par des voitures électriques. On est encore dans l’auto solo. Très peu de budget pour le transport collectif en région. Les gens ont le goût de prendre part à la crise climatique. S’il y avait plus d’offres, les ménages pourraient avoir une voiture plutôt que deux. L’idée, c’est de retirer des véhicules de la route », dit Mme Lessard-Therrien.