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Triste spectacle électoral

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Photo AFP

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Après une semaine de représentations, les interprètes se demandent encore ce qu’ils font sur la scène. Et je les comprends. Le spectacle va durer un mois et il risque d’être ennuyeux aux yeux de plusieurs...

Justin Trudeau n’a pas convaincu la population de la pertinence de la tenue des élections fédérales en plein milieu d’une pandémie. 

Et il semblerait même qu’il soit encore à la recherche d’un titre pour sa nouvelle pièce de théâtre...

En attendant que l’inspiration lui sourie, il s’appuie sur une vieille recette électorale du Parti libéral du Canada. 

Il agite des épouvantails pour faire peur à l’électorat vis-à-vis du Bloc québécois et du Parti conservateur du Canada.

Objectivement, il n’y avait à l’évidence aucune raison de déclencher ces élections qui, par ailleurs, vont coûter plus d’un demi-milliard de dollars en taxes et impôts des citoyen(ne)s. S’il s’agissait de son propre argent, aurait-il agi de même ?

Le mépris ou l’indifférence ?

Au lendemain du déclenchement des présentes élections fédérales, un sondage de la firme Léger nous apprenait que 51 % de la population ne les souhaitait pas. J’en suis.

Justin Trudeau devait certainement disposer de ces mêmes indications dans les sondages internes de son gouvernement (un gouvernement, ça sonde énormément) ou de son parti.

Alors, nonobstant cette précieuse information, pourquoi a-t-il fermé le Parlement et plongé le Canada en élections ; qui plus est, au beau milieu de la recrudescence du variant le plus virulent au chapitre de la COVID-19 ? Pour une ambition personnelle ? Et sans états d’âme ?

Les préoccupations entourant cette pandémie ne sont-elles pas fondées à ses yeux ?

Pour former un gouvernement majoritaire ?

Le Québec y perdrait... Tout, sauf un gouvernement majoritaire, car un gouvernement minoritaire permet de recadrer un premier ministre fédéral qui aurait particulièrement des penchants hégémoniques.

Dans un cadre minoritaire, le gouvernement fédéral est obligé de se réconcilier avec l’humilité. 

Il a l’obligation morale de s’inscrire sur l’échiquier des consensus. Il doit notamment prendre en considération les doléances du Québec et des provinces, ainsi que les idées, les opinions ou les plateformes électorales des partis formant l’opposition.

Dans un cadre majoritaire, le parti formant le gouvernement a tendance à brimer ou à bafouer les débats d’idées lors de l’élaboration des budgets ou des projets de loi en Chambre. 

Le passé est là pour en témoigner...

À bon entendeur, salut !