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Un nouveau spectacle pour Robert Lepage

Il racontera l’histoire d’un ado avec des marionnettes à taille humaine

Robert Lepage /crédit Elias Djemil
Photo courtoisie, Elias Djemil Robert Lepage a profité de la pandémie pour plancher sur la création de son nouveau spectacle.

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 Le Diamant ouvrira sa saison le 19 septembre prochain avec la première mondiale de la toute nouvelle création d’Ex Machina, une pièce solo de Robert Lepage intitulée Courville, où l’homme de théâtre explorera le thème de l’adolescence avec l’art ancestral du bunraku.

Robert Lepage ne sera pas tout à fait seul... Les personnages de son récit prendront vie grâce à la technique ancestrale du bunraku — des marionnettes à taille humaine — qui provient du théâtre japonais. 

Trois marionnettistes accompagneront Lepage sur scène. En plus de faire la narration, il manipulera des personnages dans un décor impressionnant qui se transformera sous nos yeux, comme Ex Machina a l’habitude de le faire. 

Robert Lepage /crédit Elias Djemil
Photo courtoisie

« C’est une proposition casse-gueule. J’embarque toujours dans des affaires que je ne connais pas ! » a reconnu Robert Lepage en riant, lundi matin, lors d’une entrevue en vidéoconférence.

L’histoire de Courville est campée en 1975 alors que le personnage principal, Simon, est âgé de 17 ans, comme Lepage à l’époque. La pièce « esquisse le portrait d’une adolescence complexe, où la toile de fond des euphories collectives n’arrive pas à occulter les tourments de l’éveil à la sexualité, le poids du regard des autres ou l’obsession des apparences ».

Si dans la pièce 887 il revisitait son enfance, Courville n’en est pas la suite, précise-t-il, mais il y fait « le même exercice de mémoire ». 

« J’avais envie de parler de l’adolescence à partir des corps. Mais si on veut parler de sexualité, si on veut faire des attouchements, si on veut dénuder, on peut difficilement le faire avec de vrais acteurs qui ne sont pas majeurs », confie-t-il pour justifier l’utilisation de marionnettes géantes.

« C’est un spectacle qui est très poétique, mais aussi tragique et comique à la fois », ajoute-t-il au sujet de cette création, qui voit le jour beaucoup plus tôt que prévu grâce à la pandémie. 

Cinq spectacles au Diamant

Outre Courville, qui sera présenté du 19 septembre au 10 octobre avant de partir en tournée mondiale, Le Diamant accueillera cinq autres spectacles cet automne, dont un gala de lutte le 11 septembre.

Le Cirque Alfonse viendra présenter son dynamique spectacle Animal, tandis que Machine de Cirque offrira Ghost Light : Entre la chute et l’envol, entièrement dédié à la planche coréenne.

Pièce de théâtre qui se marie à une expérience de réalité virtuelle, l’œuvre immersive Violette proposera, en octobre, une rencontre intime avec une femme en situation de handicap intellectuel. 

Au début novembre, Le Diamant présentera de l’opéra avec L’orangeraie, une fable poignante sur l’enfance et la guerre du Nouvel Ensemble Moderne, qui met en scène 16 musiciens.

Autre nouveauté : le passeport vaccinal

Les spectateurs feront face à une nouvelle réalité pour cette saison du Diamant : celle du passeport vaccinal obligatoire. Robert Lepage est en accord avec la mesure, mais il espère un relâchement des restrictions. « Ça ne semble pas être le cas, dit-il. C’est ça, notre frustration. »

Actuellement, Le Diamant peut accueillir 250 personnes avec les règles en vigueur. Le directeur général de la salle, Steve Labrie, n’espère rien de moins qu’une jauge pleine avec l’instauration du passeport vaccinal. 

« Les théâtres ont appliqué les règles de façon militaire, soutient Robert Lepage. Beaucoup plus que dans les avions, je vais vous dire. Prenez un vol Québec-Montréal où les gens sont presque assis les uns sur les autres. C’est deux poids, deux mesures. Le théâtre a été extrêmement vigilant, alors on aimerait être récompensé à un moment donné. »

  • Les billets pour tous les spectacles de la programmation seront en vente dès le samedi 28 août, à midi.