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Grève chez Olymel: Une «rencontre de la dernière chance» à Québec jeudi

Le ministre du Travail, Jean Boulet
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le ministre du Travail, Jean Boulet

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Le ministre Jean Boulet fera une proposition aux parties pour dénouer l’impasse qui persiste dans le conflit de travail à l’usine d’abattage de porcs d’Olymel de Vallée-Jonction, après quatre mois de grève.

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En point de presse à Québec, il a annoncé avoir convoqué le syndicat et la direction de l’entreprise à une «rencontre de la dernière chance» jeudi matin, à son bureau de la capitale nationale.

Olymel a menacé mardi de supprimer 500 postes à l’usine d’abattage de Vallée-Jonction, en Beauce, d’ici la fin de la semaine si la grève qui perdure depuis avril se poursuivait.

«Je vais rencontrer les parties et je vais m’assurer de mettre la pression de la meilleure façon possible parce qu’on ne peut pas se permettre l’impact économique d’une fermeture partielle de cette entreprise», a-t-il indiqué.

Il n’a pas détaillé la proposition qu’il entend faire, mais il assure qu’il dispose encore de certains recours pour mettre fin au conflit.

«Je ne veux pas faire l’étalage de tout ce que le droit du travail prévoit, mais il y a la possibilité notamment, sur consentement des deux parties, que je puisse déférer le contentieux à un arbitre qui pourrait les entendre et déterminer le contenu de la convention collective», a-t-il expliqué.

Tant la direction d’Olymel que le syndicat ont accepté la rencontre, a-t-il précisé.

En entrevue à TVA Nouvelles mercredi, le président du Syndicat des travailleurs d’Olymel, Martin Maurice, a remis en question la «logique» derrière la menace de l’entreprise de supprimer 500 postes en déplorant qu’elle «crinque le monde plus qu’autre chose».

«Il n’y a pas de logique avec une menace de fermeture quand on a une entreprise qui est en manque de main-d’œuvre qui va se débarrasser de 500 travailleurs. Dans ces 500 travailleurs-là, l’employeur a négocié dans les derniers mois avec le gouvernement pour avoir 20% de personnes immigrantes de plus, puis aujourd’hui il va se débarrasser de ces personnes-là parce qu’elles seront dans les 500», a-t-il souligné.

En entrevue à LCN, la direction d’Olymel a indiqué qu’il était temps que la grève prît fin.

«Après quatre mois de grève, devant une situation qui est difficile à tenir au niveau des approvisionnements et auprès de nos clients, vous comprendrez que l’employeur veut voir la fin de ce dossier-là, qui est celui de la négociation, a indiqué Paul Beauchamp, premier vice-président d’Olymel. Et on dit aux travailleurs: [...] vous avez une offre entre les mains qui représente un écart positif de 35% par rapport à la compétition d’Olymel au Canada, donc je pense que c’est quand même significatif. On dit maintenant que c’est le temps de l’accepter ou de la rejeter, et d’accepter les conséquences si jamais il y a rejet. Après quatre mois, nous sommes en droit de savoir où logent les travailleurs.»

Rappelons qu’une entente de principe intervenue entre les deux parties avait été rejetée récemment par 57% des grévistes. À la suite de ce rejet, le ministre Boulet a nommé un médiateur, mais l’opposition a plutôt réclamé l'intervention d’un arbitre ayant le pouvoir d’imposer une solution.

Selon les plus récents chiffres disponibles auprès des éleveurs.

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