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Parti populaire du Canada : Les provinces qui mettront des mesures sanitaires en place se feront serrer la vis

Maxime Bernier lors de son allocution ce matin à l’Hôtel Classique à Québec.
Photo Martin Lavoie Maxime Bernier lors de son allocution ce matin à l’Hôtel Classique à Québec.

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Le Parti populaire du Canada (PPC) a présenté ce matin à Québec sa politique sur la COVID-19 qui se résume à un retour à la vie d’avant la pandémie. Et gare aux provinces qui voudraient continuer à imposer des règles sanitaires puisque la formation de Maxime Bernier «cessera de les renflouer.» 

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D’entrée, le chef du PPC a annoncé que sa formation avait actuellement recruté 73 candidats au Québec sur les 78 circonscriptions que compte la province. Il était accompagné de six des sept candidats de la région de Québec.

Pour le PPC, la COVID semble à ranger dans le même sac que la grippe saisonnière. Le parti rouvrirait les frontières, même à un pays comme l’Inde, dont les vols vers le Canada sont actuellement suspendus en raison de la poussée du variant Delta.

La guerre aux mesures

Mais lorsqu’il est question de mesures de gestion de la pandémie ou encore des pipelines, le PPC ne semble plus respecter le champ de compétence des provinces ni son principe de liberté d’expression.

Ainsi, dans sa vision du fédéralisme, «Ottawa a eu rôle de coordination important à jouer au niveau national et peut influencer les politiques provinciales», du moins pour les règles sanitaires, a expliqué ce matin Maxime Bernier.

Ce rôle permettra à Ottawa de «s’opposer aux obligations de vaccination, passeport vaccinaux et à d’autres mesures autoritaires imposées par les gouvernements provinciaux (...) et (Ottawa) arrêtera de renflouer financièrement les provinces qui imposent des confinements», a ajouté M. Bernier.

Ce dernier estime que l’aide du fédéral aux provinces «les a incité à continuer dans leur confinement. C’est un bon incitatif (couper l’aide) pour que les provinces ne fassent plus de confinement», a-t-il poursuivi.

Transferts

Dans sa plateforme, le PPC propose de remettre la TPS aux provinces pour remplacer le montant des transferts en santé «soit presque le même montant actuellement transféré par Ottawa.»

Le Québec a reçu un peu plus de 9 milliards de transferts en santé l’an dernier ce qui correspond à peu près à ce qui y est prélevé en TPS. Par contre, le PPC a aussi l’intention de mettre fin à la péréquation, un manque à gagner de 13 milliards $ pour la province. En tout, le Québec a reçu en tout environ 26 milliards de transferts fédéraux l’an dernier.

En matière de finances publiques, le PPC propose de «comprimer les dépenses.» Par contre, il n’hésitera pas «à soutenir les individus et les groupes qui contestent les mesures (sanitaires) devant les tribunaux.»

Le pétrole

Enfin, toujours dans sa plateforme, le PPC entend «contrer la propagande anti-pétrole et anti-pipeline émanant d’écologistes radicaux et de fondations étrangères.» Il entend aussi éliminer la loi C-69 qui impose de nouvelles règles en matière d’évaluations environnementales et «réaffirmer la compétence fédérale sur la construction de pipelines (...) pour déclarer tout projet comme étant pour l'avantage général du Canada.»

Par ailleurs, une demande d’information par courriel du Journal au bureau du PPC a été suivie d’un long accusé de réception uniquement en anglais.