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Féminicide: désormais accusé de meurtre au premier degré

Noureddine Mimouni
Photo tirée de Facebook L'accusé, Noureddine Mimouni

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L’auteur présumé du 13e féminicide survenu au Québec, à la mi-juin, a vu l’accusation de meurtre non prémédité changée par le Directeur aux poursuites criminelles et pénales, qui l’accuse désormais de meurtre au 1er degré.

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Noureddine Mimouni, un homme d’origine algérienne, était de retour en cour, vendredi matin, et il est maintenant accusé d’avoir volontairement causé la mort de sa conjointe, Nathalie Piché, dans la nuit du 14 au 15 juin, dans leur appartement situé sur l’avenue Duval, près de la rue de la Sapinière-Dorion Ouest.     

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Lors de son bref passage en cour, l’homme de 33 ans a vu le nouveau procureur assigné au dossier, Me Éric Beauséjour, réitérer les interdits initialement prononcés contre lui. Pour la suite des procédures, il lui est donc interdit d’entrer en contact avec une dizaine de personnes. 

Un complément de preuve a également été remis à l’avocate de la défense, Me Stéphanie Pelletier-Quirion. Il reviendra devant le tribunal le 19 octobre prochain.

Violence conjugale

Rappelons que ce sont les policiers du service de police de la ville de Québec qui ont retrouvé le corps inanimé de Nathalie Piché, 55 ans, à la suite d’une plainte liée à de la violence conjugale. Selon nos informations, la dame aurait été poignardée.

Quelques heures plus tard, Mimouni s’était lui-même rendu au poste de police du parc Victoria pour se livrer aux autorités.  

À la suite du drame, on apprenait que la victime avait porté plainte contre son agresseur en décembre 2020. À cette époque, les policiers du SPVQ avaient procédé à l’arrestation de Mimouni--- qui avait été accusé de voies de fait, séquestration et menaces de « brûler, détruire ou endommager un bien », soit l’appartement de Limoilou où s’est produit le drame. 

N’ayant pas d’antécédents judiciaires, il avait pu reprendre sa liberté sous plusieurs conditions. 

Retrait

Quelques semaines plus tard, la plainte était retirée, avait confié au Journal une amie de la victime, en précisant que Nathalie Piché avait posé ce geste sous la pression de Mimouni.

Toutefois, selon une autre version obtenue par Le Journal, lorsque Nathalie Piché s’est présentée au poste de la centrale du parc Victoria et qu’on lui a demandé si elle subissait des pressions de la part de son conjoint, cette dernière aurait répondu par la négative.  

Finalement, en février 2021, Mimouni a accepté de signer un « 810 » avec comme seule condition particulière de ne pas « importuner » la dame.   

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