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Grève chez Olymel: «On est obligé d’avoir des porcs entassés», dit un producteur

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Alors que la grève se poursuit chez Olymel et que les négociations semblent à l’arrêt, près de 160 000 porcs sont en attente d’abattage, et les producteurs sont inquiets.

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Les producteurs ne cherchent pour l’instant pas à commencer un abattage humanitaire, mais la chaleur caniculaire des derniers jours pourrait les forcer à revoir leur décision.

Hier, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le syndicat des employés de l’usine, refusait la proposition du ministre du Travail d’ajouter aux discussions un médiateur spécial chargé de faire un blitz pour qu’une entente soit conclue avant dimanche.

Pour justifier son refus, le syndicat a expliqué dans un communiqué: «Pour notre part, nous privilégions la négociation parce que nous sommes toujours convaincus qu'une entente de principe négociée est encore à notre portée, et ce, dans un délai rapide».

La pression monte

Plusieurs travailleurs n’étaient pas d'accord avec la décision rendue hier, et les deux partis sont de retour devant le conciliateur depuis ce matin.

«La pression est là, on est obligé d’avoir des porcs qui sont entassés. J’ai même vu un commentaire sur les réseaux sociaux qui expliquait qu’il n’y avait tellement plus de place à la ferme que le producteur a dû mélanger les petits porcelets avec des gros porcs. C’est quelque chose que je n’ai jamais vu en tant que producteur», explique Louis-Philippe Roy, deuxième vice-président des Éleveurs de porcs du Québec.

Des négociations qui stagnent

Olymel menace de supprimer 500 emplois dès lundi, ce qui force les négociations à s’activer, afin de trouver un accord avant dimanche.

«Nous nous sommes présentés avec ouverture et détermination à travailler jusqu’à la dernière minute pour éviter la suppression d’emplois et surtout régler le conflit de travail», précise Paul Beauchamp, premier vice-président d’Olymel.

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