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Rentrée scolaire: «Il va falloir qu’on apprenne à vivre avec le virus»

Frédéric Tremblay et Isabelle Dugal, en compagnie de leurs deux filles Amélia et Justine, lors de leur première journée de classe à l’école de l’Étoile-du-Nord, à Québec.
Photo Daphnée Dion-Viens Frédéric Tremblay et Isabelle Dugal, en compagnie de leurs deux filles Amélia et Justine, lors de leur première journée de classe à l’école de l’Étoile-du-Nord, à Québec.

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Le retour en classe a sonné vendredi matin pour des milliers d’élèves de Québec qui ont repris le chemin de l’école à l’occasion de cette deuxième rentrée marquée par la pandémie.

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Il y avait de la fébrilité dans l’air de la cour de l’École de l’Étoile-du-Nord, située dans le secteur Saint-Émile, à Québec. 

Les élèves avaient hâte de découvrir leur nouvelle école flambant neuve, construite l’an dernier, et de retrouver leurs amis.  

Dans les rangs des parents, plusieurs disaient avoir bon espoir que la COVID-19 ne joue pas trop les trouble-fêtes cette année.  

« Je fais confiance aux gens, il va falloir qu’on apprenne à vivre avec le virus. Dans la région de Québec, la couverture vaccinale est excellente », a lancé Patrick Bouchard, dont le fils commence la maternelle.

Frédéric Tremblay et Isabelle Dugal, en compagnie de leurs deux filles Amélia et Justine, lors de leur première journée de classe à l’école de l’Étoile-du-Nord, à Québec.
Photo Daphnée Dion-Viens

Pas de masque en classe

Certains se sont réjouis du fait que le port du masque ne soit pas imposé en classe dans les écoles de la Capitale-Nationale, tout en demeurant bien conscients que les consignes pourraient changer au cours des prochaines semaines. 

« J’espère qu’il va y avoir des tests rapides dans les écoles, a ajouté Isabelle Dugal, une enseignante qui est mère de deux jeunes filles. Sans bulle-classe, je ne sais pas trop comment on va gérer ça lorsqu’il y aura des cas. » 

De son côté, Nathalie Voyer, directrice de l’École de l’Étoile-du-Nord, assure que le personnel s’adaptera en temps et lieu. Une équipe du Centre de services scolaire de la Capitale est en contact étroit avec la direction régionale de santé publique, qui les guidera dans la marche à suivre. 

« S’il faut changer les règles en cours de route, on va les changer. On est habitué de s’adapter », a-t-elle ajouté. 

Pénurie de personnel 

Les élèves étaient de retour en classe vendredi, alors qu’il reste 14 contrats d’enseignants et 53 emplois en services de garde à combler au Centre de services scolaire de la Capitale. 

À l’École de l’Étoile-du-Nord, la directrice est toujours à la recherche d’un enseignant de musique. « C’est la première fois que je vois ça », laisse tomber Mme Voyer, qui compte une vingtaine d’années d’expérience en direction d’école. 

Au centre de services, le directeur général assure toutefois que la situation est semblable à celle qui prévalait à pareille date l’an dernier. 

« On est toujours dans un problème de rareté et de pénurie de main-d’œuvre, qui n’est pas lié à la COVID », précise Pierre Lapointe. 

Alors que la quatrième vague est bel et bien amorcée, ce dernier reconnaît que cette rentrée comporte encore une fois « une part d’incertitude ».  

« On va regarder ça évoluer au cours des prochaines semaines en souhaitant que ça reste comme ça », dit-il. 

Dans les autres centres de services scolaires de Québec, la rentrée se déroulera en début de semaine prochaine.