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Une élection surréaliste

POL-ELECTIONS-FEDERALES
Photo Agence QMI, Joel Lemay

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Y a-t-il une personne, une seule, qui sait pourquoi on est en élections ?

Si oui, écrivez tout de suite à Justin Trudeau.

Car visiblement, notre PM ne sait pas pourquoi on va aller aux urnes le 20 septembre. 

UN TOUR DE MACHINE

De ma vie, je n’ai jamais vu un politicien aussi mal préparé à une campagne qu’il a lui-même lancée !

C’est surréaliste.

Il a l’air le premier surpris de se retrouver dans une campagne électorale !

« Quoi ? On va aller en élections ? Mais qui a pris cette décision stupide ? »

C’est vous, monsieur le Premier ministre !!! 

« Ah ouan ? »

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

Hé oui. 

« Ben là, va falloir que je rédige une plate-forme, alors... Quelqu’un a des idées ? »

On dirait un sketch des Monty Python. 

« Ah, je sais : je vais dire aux Québécois que les choses fonctionneraient beaucoup mieux chez eux s’ils laissaient le fédéral prendre le contrôle de leur système de santé. Ça, c’est bon ! »

C’est tout ce que notre Justin a trouvé : un gouvernement fédéral encore plus centralisateur, encore plus paternaliste et condescendant.

Wow !

Ça, c’est gagnant, au Québec !

Ça, c’est winner !

« Tassez-vous, ma gang de gnochons, et laissez le Canada venir à votre rescousse ! Vous allez voir, avec nous, ça va rouler ! On n’a pas les deux pieds dans la même bottine comme la bande de bozos que vous avez élus ! »

C’est ça, sa plate-forme ? C’est ça, sa grande idée ?

Avec encore plus de chèques pour tout le monde ?

Ben coudonc. 

Et c’est pour ça que notre valeureux PM a lancé une campagne électorale au beau milieu de l’été ?

Eh bien. 

On dirait un père de famille qui, le dimanche à six heures du matin, dit à sa femme et à ses enfants : « Levez-vous, on va aller faire un tour de machine ! », et une fois que tout le monde est assis dans l’auto, il regarde devant lui et dit : « Bon, on va où, là ? »

Et après quelques minutes de réflexion, il finit par faire le tour du bloc et par remettre le char dans le garage. 

LA QUESTION DE MARTINE ST-CLAIR

Quant à Erin O’Toole, il joue à Cyrano de Bergerac.

Il est debout, sous notre balcon, et répète ce que ses conseillers québécois, qui sont cachés dans un buisson à quelques mètres de lui, lui soufflent.

« Parlez-leur de leur langue, ils aiment ça... »

« OH, QUE VOTRE LANGUE EST BELLE, AMIS QUÉBÉCOIS ! »

« Dites-leur qu’ils pourront se gérer comme ils veulent, ça flattera leur côté nationaliste... »

« VOUS POURREZ VOUS GÉRER COMME VOUS LE VOULEZ ! »

Etc.

Et François Legault, le regardant du haut de son balcon, vêtu de ses plus beaux atours, lui dit : « C’est vrai Erin ? Tu es sincère ? Ce soir, l’amour est dans tes yeux, mais demain, cher ami conservateur, m’aimeras-tu encore un peu ? »

LE GRAND ÉCART

Du côté du Bloc, on ne sait plus sur quel pied danser. 

D’un côté, on dit qu’on défendra les valeurs écolos si chères aux Québécois, de l’autre, on appuie la construction d’un tunnel plus gros que celui qui passe sous la Manche !

Et toute cette campagne totalement inutile coûtera plus de 600 millions !

Merci, monsieur Trudeau !

On s’en souviendra...

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