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Des cours en ligne pour près de 40 % des étudiants de l’Université Laval

L’offre de cours en présence était plus grande, mais des étudiants ont préféré l’écran

Quebec
Photo Stevens Leblanc La rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, en conférence de presse lundi.

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C’est jour de rentrée lundi matin à l’Université Laval. La vie a repris sur le campus, même si près de 40 % des étudiants poursuivront leur session 100 % en ligne cet automne. 

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Cette proportion aurait pu être moins élevée, mais les étudiants en ont décidé autrement, a expliqué la direction de l’établissement lors d’un point de presse lundi avant-midi. 

L’offre de cours pour la session d’automne qui a été présentée en juin comprenait beaucoup plus de cours en présence ; ils n’ont toutefois pas été sélectionnés par des étudiants qui ont préféré opter pour la version en ligne.

Résultat : 62 % des étudiants se rendront sur le campus au moins une fois par semaine pour suivre leurs cours, alors que cette proportion aurait pu grimper jusqu’à 74 % si tous les cours en présence avaient trouvé preneur.

Le vice-recteur exécutif, Robert Beauregard, y voit « un mélange d’appréhensions, d’envie de revenir sur le campus mais aussi de gérer sa sécurité » chez les étudiants, tout en soulignant qu’ils seront néanmoins deux fois plus nombreux à être de retour sur le campus cet automne, en comparaison de l’année dernière.

Par ailleurs, bien avant la pandémie, l’Université Laval était la championne de l’enseignement à distance au Canada et cette orientation est là pour rester, a ajouté M. Beauregard. « On est différent et on le revendique », a-t-il lancé.

Inscriptions en hausse

La formule semble d’ailleurs plaire à plusieurs, car le nombre d’étudiants de l’Université Laval est en hausse de 7 % cet automne, selon des données préliminaires. Le nombre d’étudiants internationaux connaît aussi une augmentation importante de 20 %.

La rectrice Sophie D’Amours s’est dite « fière » de constater que « malgré la pandémie qui s’étire, les étudiants n’ont pas abandonné leur projet d’étude et de recherche ».

Mme D’Amours se réjouit de constater que la vie revient sur le campus cet automne, même s’il s’agit d’une « session de transition et non pas d’un retour à la normale ».

Il est possible que cette période de transition doive encore se poursuivre à la prochaine session, a ajouté M. Beauregard : « On espère un retour plus à la normale cet hiver, mais les prochaines semaines seront déterminantes pour voir quelle orientation la Santé publique va prendre pour la prochaine session. »

Dans les rangs des étudiants, on aurait aimé une rentrée plus près de la normale, mais on espère que l’ajout de mesures sanitaires, comme le port du masque en classe, permettra d’éviter de basculer complètement en enseignement virtuel au cours de l’automne. 

« Ce qu’on veut surtout, c’est une stabilité tout au long de la session », a affirmé Cyndelle Gagnon, présidente de la CADEUL, qui représente les étudiants de premier cycle.

Comment seront gérés les cas positifs dans les cégeps et les universités ?

Un étudiant qui a été en contact avec un camarade de classe déclaré positif à la COVID-19 n’aura pas à s’isoler lui-même, si le port du masque a été respecté. Selon les consignes qui ont été récemment transmises aux cégeps et aux universités, seul le cas positif devra être en isolement à la maison. Les consignes pourraient toutefois être différentes en cas d’éclosion, c’est-à-dire si le virus se propage au sein d’un même groupe d’étudiants. Aucune éclosion n’a été déclarée jusqu’à maintenant à l’Université Laval.

Source : INSPQ

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