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Une rentrée sous le signe de l’inclusion à Chicoutimi

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L’inclusion a été au cœur de la rentrée scolaire de l’école primaire Félix-Antoine-Savard dans l’arrondissement de Chicoutimi, à Saguenay.

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Cette année, sur le territoire desservi par le Centre de service scolaire des Rives-du-Saguenay, une douzaine d’enfants sont issus de l’immigration, alors qu’ils étaient près d’une vingtaine l’an passé. Certains d’entre eux ne parlent pas français. «On a des élèves qui parlent perse. D'autres qui ne parlent ni anglais ni français», a précisé Sonia Deschênes, directrice de l’école Félix-Antoine-Savard.

Une travailleuse sociale a ainsi été embauchée pour réussir leur intégration et prendre soin de leur famille.

«Elle s'occupe de faire l'accueil et de les apaiser à l'intérieur de l'école. Tout le monde, on contribue à ce que les élèves se sentent bien. C'est vraiment notre premier objectif», a ajouté la directrice.

Une enseignante prendra ensuite le relais pour poursuivre la francisation.

«Ce sont des enfants. Ce sont des éponges. Ils vont apprendre des mots. Les rudiments du français. Et là, ils vont pouvoir communiquer avec leurs amis à la récréation. Une fois que le français est bien rentré, que tout ça se place, et là on peut commencer à parler académique», a expliqué Mme Deschênes.

Roger Gonzalez, originaire de Colombie, est arrivé au Canada il y a deux ans. Il accompagnait son fils qui habite au Saguenay depuis mars dernier.

«Il commence la francisation pour bien apprendre le français. C'est une adaptation. L'école, l'activité québécoise, toute la culture, c'est bon», a témoigné le papa, excité de cette rentrée scolaire.

La proximité de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) qui attire des étudiants et des enseignants étrangers, ce qui peut contribuer à l’essor de la diversité dans la région.

Retour en classe sans l’obligation du masque pour les enfants

«Pour moi, c'est ça qui ressemble à une vraie rentrée. J'ai besoin de voir le visage de mes élèves pour leur enseigner. Pour avoir le contact avec eux parce que dans le fond, c'est ce qui me permet de voir est-ce qu'ils ont bien compris», a indiqué Mélanie Brassard, enseignante de 4e année à TVA Nouvelles, lundi.

En accueillant les 330 élèves de l’école, Sonia Deschênes n’a pas caché son enthousiasme de revoir les enfants dans le contexte d’une rentrée quasiment normale. «On avait tellement hâte d'avoir du plaisir en grands groupes. Je vous le jure qu'on va avoir cela cette année», leur a promis la directrice avec un large sourire.

Une nouvelle cour pour la rentrée
Un investissement de 1,3 million $ a permis de refaire le revêtement de la cour, des jeux où le bois naturel prédomine, un terrain de soccer miniature avec surface synthétique et une classe extérieure munie d’un tableau.

«La classe extérieure, c'est quelque chose qui m'attire vraiment et de savoir que l'on peut aller à l'extérieur découvrir, apprendre, écrire, créer; c’est vraiment une belle chance pour eux», a exprimé Mme Brassard

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