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Québec se dirigerait vers une vaccination prudente des enfants

Des 6-12 ans recevraient une dose dès novembre

Samuel Vaillancourt
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin El Kandjude Gabriel, 12 ans, recevant une dose de vaccin à Montréal en juin. Les 6-12 ans devraient bientôt pouvoir être vaccinés aussi.

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La Santé publique a mis le cap vers la vaccination des jeunes Québécois de moins de 12 ans, mais ce processus se fera sous le signe de la prudence, croient des experts. 

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Le directeur de la campagne de vaccination, Daniel Paré, a récemment demandé un plan automnal qui inclut si nécessaire les enfants de 11 ans et moins. Son objectif est d’être prêt à réagir aussitôt que le vaccin sera autorisé pour les enfants. 

Selon les informations du Journal, une note de service interne qui circule au CIUSSS de la Capitale-Nationale fait état de la vaccination des 6-12 ans dans les écoles primaires dès novembre et décembre. Le tour des 0-5 ans viendrait l’an prochain. 

Cette note de service rappelle également que la quatrième vague frappera surtout les jeunes et que des hôpitaux sont confrontés à des enfants malades. 

Pour l’expert en immunologie et virologie à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), Alain Lamarre, il est « réaliste de penser que ça se fera assez rapidement », même si de plus grandes précautions doivent être prises pour ce groupe d’âge.

Tester des doses plus faibles

Les 5 à 11 ans ne répondent pas de la même façon à la vaccination que les plus âgés, explique-t-il.

« C’est pour ça que c’est un peu plus long possiblement, parce qu’il faut retester les doses. On sait qu’en ce moment les études cliniques évaluent différentes doses, des doses plus faibles du vaccin pour cette population-là », précise M. Lamarre. 

Cette prudence accrue de l’industrie pharmaceutique et des autorités de santé publique pourrait même faire en sorte qu’il faille attendre quelques mois de plus avant de vacciner ces jeunes, estime le Dr Mathieu Simon, chef de l’unité des soins intensifs de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.  

  • Écoutez l'entrevue du Dr Mathieu Simon avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

« Jusqu’à 12 ans, les organes sont en création et l’impact est plus difficile à mesurer. Donc, les études sont plus longues parce que plus prudentes. On n’a pas de raisons de penser que le vaccin est plus dangereux que n’importe quel médicament, mais c’est toujours plus long de tenir de bonnes études. Les enfants ont aussi plus de difficultés à s’exprimer sur d’éventuels symptômes », explique le spécialiste.  

  • Écoutez l'entrevue de Nancy Bédard au micro de Philippe-Vincnt Foisy sur QUB radio:   

Plus de pression ? 

Selon le Dr Simon, environ 1 % des patients actuellement hospitalisés en Floride sont des enfants de moins de 12 ans.

« Santé Canada et l’Association des pédiatres canadiens ne s’attendent pas à une vaccination des enfants de moins de 12 ans avant la fin de l’hiver ou au printemps 2022, mais ça peut changer si les enfants sont fortement touchés », ajoute-t-il.  

Le son de cloche est semblable chez M. Lamarre, qui croit que les parents pourraient ressentir une forme de pression en cas d’éclosions multiples chez les jeunes.  

La bonne nouvelle demeure toutefois que les études vont bon train et qu’aucun pépin majeur n’a été signalé jusqu’à maintenant, dit-il.


Le dernier bilan quotidien faisait état hier de 579 nouveaux cas de COVID-19 au Québec et d’aucun décès. Le nombre de personnes hospitalisées est par ailleurs en baisse de cinq.

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