/news/currentevents
Navigation

Paul Mukendi en cavale: l'avocate du pasteur quitte le navire

Le pasteur est en cavale depuis le 20 août dernier

Paul Mukendi
Photo d’archives

Coup d'oeil sur cet article

Le pasteur Paul Mukendi étant en cavale depuis le 20 août, l’avocate qui le représente depuis le début de ses démêlés avec la justice n’a eu d’autre choix, mardi, que de demander au tribunal de l’autoriser à cesser d’occuper son rôle. 

• À lire aussi: Une présumée victime convaincue que le pasteur Mukendi a fui le pays

• À lire aussi: De nouvelles accusations déposées contre Paul Mukendi

Cette demande a été faite par Me Dominique Bertrand devant le juge Jean Asselin, alors que le dossier de Mukendi revenait devant le tribunal pour discuter du deuxième procès de « l’apôtre de la ville de Québec » qui devait se poursuivre en décembre. 

La poursuivante, Me Sonia Lapointe, a pour sa part demandé au juge de révoquer l’engagement que l’accusé a pris devant le tribunal pour garantir sa liberté dans ce deuxième dossier, et elle lui a demandé de lancer un deuxième mandat d’arrestation contre le fugitif. 

Victime d’une « injustice »

Rappelons que le révérend Paul Mukendi a fui les autorités pour protester contre « l’injustice » dont il se dit victime et éviter de commencer à purger sa peine d’emprisonnement de 8 ans prononcée à la suite de son premier procès pour agression sexuelle.

Comme le pasteur a pris la poudre d’escampette, le Directeur aux poursuites criminelles et pénales a déposé, il y a une semaine, de nouvelles accusations de liberté illégale et de désobéissance à une ordonnance.

Un mandat d’incarcération ainsi qu’un mandat d’arrestation pancanadien ont également été lancés par les autorités, ce qui veut dire qu’à la minute où Mukendi aura été localisé, il sera arrêté puis amené en détention. 

Deuxième victime

Le deuxième dossier d’agression sexuelle du pasteur, qui concerne des agressions sexuelles et des voies de fait sur une victime qui auraient été perpétrées entre 2004 et 2006, sera quant à lui ramené devant la cour le 4 octobre prochain. 

À la fin du mois de mai, à l’ouverture du deuxième procès, la défense avait présenté une requête en divulgation de preuve, puis le dossier avait été reporté en décembre.