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«Je suis sous-estimé» -Jean Rousseau

Jean Rousseau veut se mettre au service des citoyens

Quebec
Photo Stevens Leblanc L’été de Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec, a été consacré à rencontrer les commerçants et les citoyens pour connaître leurs préoccupations. Pour lui, les gens de Québec ont besoin de se sentir écoutés et entendus.

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Jean Rousseau assure être prêt pour la mairie et s’il se dit sous-estimé, il croit que la population gagnera à connaître son penchant pour l’écoute et le respect.

Élu pour la première fois en 2017, celui qui est maintenant chef de Démocratie Québec se préoccupe peu que les prédictions et les sondages ne le donnent pas gagnant dans la course à la mairie de Québec. En entrevue éditoriale au Journal, il se dit confiant de la force de son équipe et de son potentiel. 

« Quand j’ai porté mon gilet du Canadien pendant les séries éliminatoires, c’était pour montrer que oui, on peut aller loin. Je suis sous-estimé, tout comme l’étaient les Canadiens. Tout comme eux, on veut aller à la finale. [...] On veut aller à la mairie. »

Consulter, mais aussi écouter

Jean Rousseau n’est pas l’homme des « coups de gueule » ou des « shows ». Il mise sur la sincérité et l’implication. « Je suis sur le terrain, je rencontre les gens. Les gens l’apprécient et me le disent. »

Faire les courses peut facilement prendre une heure de plus, alors qu’il s’arrête fréquemment pour discuter avec les citoyens. « Ça me fait plaisir. »

L’administration actuelle se targue de consulter beaucoup les citoyens, dit-il, mais « elle consulte sans vouloir les écouter ». Il promet quant à lui de consulter en amont, puis de revenir vers ses commettants avant d’implanter un projet.

Il veut apporter un leadership respectueux, teinté par sa formation scientifique.

Il convient que la défaite à la mairie a « fait mal » à Démocratie Québec il y a quatre ans. L’équipe est rebâtie, les finances vont bien et les appuis vont s’exprimer cet automne, dit-il. « On est bien en selle et ça me donne énormément confiance pour la suite des choses. »

Si certains appuis tardent à venir, c’est que l’omniprésence du maire en rebute encore plus d’un, croit M. Rousseau.

Selon lui, Régis Labeaume n’est pas prêt à s’éloigner de la politique. « Je pense qu’il va rester présent. »

Tramway

Jean Rousseau est pour le tramway. Mais il met un bémol : la coupe d’arbres doit être réduite et le tramway doit desservir Marly. Il compte aussi faire « disparaître » la plateforme surélevée préconisée par le bureau de projet. Selon lui, « le maire a tué l’acceptabilité sociale de ce beau projet ». 

S’il n’est pas élu à la mairie, Jean Rousseau compte bien siéger comme conseiller si son colistier l’emporte dans Cap-aux-Diamants. « Je vais continuer. Mon engagement est sincère et clair. »


L’omniprésence du Port 

Quebec
Photo d'archives

Jean Rousseau estime que la Ville a un pouvoir d’influence sur les décisions du Port de Québec et qu’elle devrait l’utiliser pour empêcher les projets qui sont inacceptables pour la population. Il énumère une série de problèmes de cohabitation qui existent entre les activités du Port et le voisinage : bruit autour des silos, poussière de vrac, manque d’accès à l’eau, logistique déficiente au terminal de croisière. S’il est élu maire, Jean Rousseau demandera des états généraux sur le Port, afin de discuter des meilleures solutions pour la cohabitation. Il qualifie de « victoire » le refus par le fédéral du projet de terminal de conteneurs Laurentia. Ce projet, croit-il, ne peut être acceptable si le Port n’élimine pas d’abord les autres sources de pollution de ses quais.


« Amenez-en », des entrevues à la radio

Jean Rousseau ne refusera aucune entrevue et ira faire valoir ses arguments sur les ondes de toutes les radios de Québec si on l’invite. « Amenez-en », lance-t-il. « Je parle à tout le monde. On est capable de débattre et on va s’amuser. » Il se démarque du maire Labeaume, qui refusait de se présenter à certains micros. Il n’est pas d’accord non plus avec le choix du maire de retirer des ondes de CHOI les publicités de la Ville. « Tous devraient pouvoir en retirer [des bénéfices des publicités de la Ville]. », avance-t-il, ajoutant que le tout doit être évalué selon les budgets disponibles et le message qu’on veut passer.


Des toilettes et des bancs dans le Vieux-Québec

Un élément de base, mais souvent négligé fait défaut dans le Vieux-Québec : des toilettes. C’est le constat de celui qui est conseiller dans Cap-aux-Diamants, un secteur pourtant hautement touristique. Le candidat Rousseau promet de remédier à la situation et de trouver des endroits propices à l’aménagement de toilettes publiques. Cela éviterait aux commerçants d’avoir à contrôler les allées et venues de passants qui cherchent ces installations, dit-il. L’ajout de parcs et de petits espaces conviviaux, de bancs, est aussi une priorité pour lui. Une ville, selon lui, doit fournir de bons services aux citoyens. Le premier geste qu’il poserait, comme maire, serait d’ailleurs d’améliorer le déneigement des rues et des trottoirs. 

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