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Confusion sur les mesures sanitaires dans les écoles de Montréal

La Direction régionale de santé publique souhaite renforcer les règles en vigueur

GEN-Rentrée scolaire des élèves de l’école St-Bernardin à Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard Des élèves de l’école primaire Saint-Bernardin, à Montréal, ont effectué leur rentrée scolaire dans la joie jeudi dernier.

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Quelques jours à peine après la rentrée, la Direction régionale de santé publique de Montréal envisage un renforcement des mesures sanitaires dans les écoles, une position qui ne fait pas l’unanimité et qui sème la confusion dans le réseau scolaire.

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Selon nos informations, une rencontre s’est déroulée mercredi matin entre des représentants du réseau scolaire montréalais et la Direction régionale de santé publique de Montréal, concernant des «ajustements» à apporter aux mesures sanitaires déjà annoncées. L’objectif: réduire les contacts entre élèves et ainsi limiter les risques de propagation du virus. 

Le retour aux bulles-classes a clairement été évoqué, nous dit-on, ce qui a vivement fait réagir le réseau scolaire, qui s’y oppose. Le retrait complet d’un groupe dès l'apparition d'un premier cas positif a aussi fait partie des discussions, selon nos informations. 

GEN-Rentrée scolaire des élèves de l’école St-Bernardin à Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Ces mesures iraient bien plus loin que ce qui a été présenté publiquement la semaine dernière par le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique, et Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation. 

En coulisses, on indique que les désaccords entre les autorités de santé publique nationales et régionales, concernant les mesures à mettre en place dans les écoles, ont perduré ces derniers jours, à un point tel que le Dr Arruda avait prévu de faire une mise au point à ce sujet. Le Journal n’a toutefois pu confirmer si elle a eu lieu.  

  • Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique de Montréal, sur QUB radio:   

Pas de bulles-classes pour l’instant

De son côté, la Direction régionale de santé publique de Montréal a confirmé hier soir sa volonté de limiter les contacts entre élèves. Il n’est toutefois pas question de revenir aux bulles-classes, du moins «pour l’instant». On évoque plutôt le concept de «groupes stables», notamment au service de garde, afin de réduire le nombre d’élèves qui pourraient devoir être placés en isolement. 

GEN-Rentrée scolaire des élèves de l’école St-Bernardin à Montréal
Photo Agence QMI, Mario Beauregard

Avec la disparition des bulles-classes, les enquêtes épidémiologiques dans les écoles seront beaucoup plus complexes cette année, explique-t-on. «L’an passé, un cas positif pouvait générer cinq contacts. Cette année, il pourrait y en avoir 50», indique Éric Forest, conseiller aux relations médias de la Direction régionale de santé publique de Montréal. 

Par ailleurs, un groupe complet d’élèves du primaire sera placé en isolement à la maison dès que deux cas positifs seront confirmés dans une classe, a-t-il aussi précisé. 

Dans le réseau scolaire, on réclame davantage de cohérence. 

«Quand on a des directives qui se contredisent, ça crée de la confusion», déplore David Bowles, président de la Fédération des établissements d’enseignement privés. 

À la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement, on a aussi été informé de discussions entre le réseau scolaire et des directions de santé publique régionale concernant un éventuel retour aux bulles-classes, un scénario qu’il faut à tout prix éviter, selon les directions d’école. 

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