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Hausse de la valeur des maisons à Québec, mais impact limité sur les taxes municipales

Des baisses importantes pour les hôtels et les centres commerciaux

bloc situation maison à vendre
Photo d'archives L’avis d’imposition annuel moyen pour une maison unifamiliale augmentera de 19 $, selon le nouveau rôle d’évaluation 2022-2023-2024 de la Ville de Québec.

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Malgré la hausse globale de la valeur des maisons dans l’agglomération de Québec, la Ville de Québec assure que l’impact sur les taxes résidentielles et commerciales sera limité. Les hôtels et les centres commerciaux enregistrent une baisse de valeur à cause de la crise sanitaire. 

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C’est ce qui se dégage du nouveau rôle d’évaluation 2022-2023-2024 déposé jeudi et en vigueur à partir du 1er janvier 2022. Ce document donne une photographie de la valeur des immeubles à Québec au 1er juillet 2020, soit au début de la pandémie.  

On y apprend que la hausse de valeur des résidences a été de 3,5 %, soit deux fois et demie plus qu’au rôle précédent. Des différences marquées sont cependant enregistrées lorsqu’on compare l’unifamilial au marché des condominiums par exemple.

Taux de taxation ajusté

La Ville jure qu’elle « n’utilise pas le rôle (d’évaluation) pour augmenter ses revenus ». 

Ainsi, la municipalité « procédera comme à l’habitude à l’annulation de l’effet de la variation de valeur des propriétés sur les revenus de taxation de la Ville », a-t-on promis.

Concrètement, la trésorière Chantal Pineault a expliqué que « si on n’avait pas ajusté le taux (de taxation), nous aurions eu des revenus additionnels autour de 26 millions $ ». 

Selon Luc Monty, directeur général de la Ville, le compte de taxes annuel moyen pour l’unifamilial augmentera de 19 $, contre une baisse moyenne de 65 $ pour les propriétaires de condos.  

Le prochain maire décidera

Précision de taille, la prochaine administration municipale issue du scrutin du 7 novembre devra confirmer – ou infirmer – la décision d’ajuster le taux de taxation.  

Notons que le nouveau rôle d’évaluation ne tient pas compte de la forte effervescence des derniers mois sur le marché immobilier à Québec. 

La Ville a donc prévenu les propriétaires de maisons qu’ils « risquent de percevoir un écart significatif » entre ces chiffres et leurs propres estimations de la valeur actuelle de leur résidence. 

Le maire Labeaume s’est félicité de constater que la photographie du marché a été prise avant la surchauffe immobilière. À ses yeux, cela permet d’obtenir une image plus réelle du marché actuel. 

Le non résidentiel

Pour les immeubles non résidentiels, la crise sanitaire a eu un impact important, même si la valeur moyenne est en hausse de 2,7 %. 

Les centres commerciaux et les hôtels ont dû essuyer une baisse marquée. Encore là, certaines nuances sont de mise. « Les grands centres commerciaux sont plus affectés que les petits », d’après Éric Racine, directeur du Service de l’évaluation. 

Le maire Labeaume n’a pas hésité à parler de « la fin d’un modèle » pour ces centres, puisque les consommateurs achètent de plus en plus de produits en ligne. Cette tendance a été accélérée par la pandémie, a-t-il fait valoir.

Des différences marquées

Variation de valeur dans le résidentiels

  • Unifamiliales : +3,3 % *
  • Condos : -0,6 %\
  • 2 à 5 logements : +3,4 % 

Variation de valeur dans le non résidentiel

  • Hôtels et motels : -10,3 %
  • Centres et immeubles commerciaux : 7 %
  • Restaurants : +0,4 %
  • Vente en gros : +13,1 %  
  • Vente au détail : +4,5 %

Dans l’agglomération de Québec, la valeur totale du parc immobilier est passée de 88 G$ à 91 G$, soit une hausse globale de 3,5 %. 

Source : Ville de Québec

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