/news/provincial
Navigation

Tramway de Québec: de nouveaux frais liés à l’étude d’impact environnemental

Coup d'oeil sur cet article

Le Bureau de projet du tramway de Québec dépensera près de 50 000$ pour mettre à jour l’étude d’impact environnemental à la suite du changement apporté au tracé ce printemps.

Dans un document rendu public jeudi, le comité exécutif de la Ville de Québec autorise une modification de 48 750$ au contrat de la firme AECOM Consultants, basée sur le boulevard Wilfrid-Hamel, qui a fourni des services professionnels pour réaliser une partie de l’étude d’impact à être déposée au ministère de l’Environnement.

Une annexe explique que cette somme supplémentaire est requise en raison des changements apportés à la portée du projet en mai dernier. Le gouvernement Legault et la Ville confirmaient alors que le tramway, à partir du pôle Saint-Roch, filerait jusqu’à D’Estimauville, au lieu de se rendre à Charlesbourg comme c’était prévu initialement.

L’étude d’impact environnemental du réseau structurant de transport en commun (RSTC) doit être réalisée sur les deux nouveaux tronçons totalisant 3 kilomètres qui seront construits entre ces deux pôles, peut-on lire.

Cet avis de modification porte à 202 695$ la valeur totale du contrat. Le tout s’inscrit dans le budget de 634,4 M$ consacré à la réalisation des plans et devis ainsi que des travaux et activités préparatoires du RSTC.

«Le financement des travaux de cet avis de modification est inclus à l’intérieur du projet et n’entraîne pas de dépassement du coût total», précise la décision du comité exécutif.

Secteur Chaudière

D’autre part, la Ville de Québec et le ministère des Affaires municipales sont sur le point de parachever une entente concernant l’élaboration conjointe d’une planification détaillée du secteur situé à l’opposé de la future ligne de tramway, soit le secteur Chaudière à Cap-Rouge, selon une autre décision du comité exécutif.

Dans cette entente, les deux parties couchent sur papier certains de leurs objectifs communs pour ce secteur, comme de «créer des milieux de vie complets et dynamiques», de «mettre en place des conditions favorables à l’implantation d’une composante industrielle innovante de haute technologie», et de «maintenir, préserver et mettre en valeur les espaces verts, les boisés et les milieux naturels sensibles».

Le gouvernement du Québec, qui injecte 1,8 milliards $ dans le projet de tramway, y répète sa volonté que l’endroit «présente un caractère innovant, notamment sur le plan économique, justifiant la présence d’une infrastructure lourde de transport en commun».

Rappelons que la Ville de Québec a de grands projets pour ce secteur situé à proximité du IKEA, avec l’implantation de quelque 4000 unités d’habitation et 2000 emplois. Le maire Labeaume tenait à ce qu’on y trouve un terminus du tramway et le gouvernement Legault s’est rallié à cette idée à la condition que l’innovation occupe une place importante dans ce nouveau développement.