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Décès d'une fillette en 2018: pas de trottoir à venir à Saint-Flavien

Une forte majorité a voté contre la dépense

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Malgré le décès d’une fillette, il y a trois ans, il n’y aura pas de trottoir dans un avenir prévisible sur la rue Principale à Saint-Flavien, dans la région de Lotbinière, puisque la population s’est opposée par une forte majorité à cette dépense.

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Le règlement pour un emprunt de près de 1,2 million $ que voulait contracter la municipalité, qui devait permettre la réalisation du trottoir, a été rejeté par 81 % des participants lors d’un référendum qui a pris fin dimanche (112 votes pour, 489 contre).

Anaïs Renaud, 11 ans, a été happée mortellement alors qu’elle se rendait à l’école en empruntant cet accotement de la rue Principale à Saint-Flavien. Un référendum vient de faire échouer le projet d’y aménager un trottoir.
Photo Dominique Lelièvre
Anaïs Renaud, 11 ans, a été happée mortellement alors qu’elle se rendait à l’école en empruntant cet accotement de la rue Principale à Saint-Flavien. Un référendum vient de faire échouer le projet d’y aménager un trottoir.

Cet aménagement était pourtant en tête des recommandations de la coroner qui s’est penchée sur le décès d’Anaïs Renaud, 11 ans, happée mortellement sur l’accotement en mars 2018.

Des solutions de rechange

« La démocratie a parlé, le message est clair à 81 %, et non, tout ne passe pas par un trottoir. Il y a d’autres alternatives et c’est ce que nous allons regarder dans les prochaines semaines. Il faut juste prendre un moment pour laisser retomber la poussière », a commenté le maire de Saint-Flavien, Normand Côté.

Celui-ci a rappelé que la municipalité était confrontée à une situation particulière, car comme la route appartient au ministère des Transports, elle ne peut bénéficier des programmes d’aide gouvernementaux.

Ce serait considéré comme un « surfinancement », explique le maire, qui veut d’ailleurs faire pression contre cet « irritant ». 

M. Côté n’a pas voulu préciser les « alternatives » qui sont possibles, mais a promis de réunir à une même table les intervenants concernés pour trouver des solutions.

Des parents « blessés »

Cette conclusion a grandement déçu les parents d’Anaïs qui se battent depuis la mort de leur fille pour obtenir l’infrastructure.

Ils dénonçaient la tenue même de ce référendum, et la proposition faite aux citoyens, qui n’était pas optimale à leurs yeux.

« Nous sommes attristés et blessés de ce résultat populaire, qui est en fait, la somme des décisions plus que discutables de la part de notre conseil [municipal] », ont affirmé Jacinthe Latulippe et Étienne Renaud dans une déclaration écrite qu’ils ont transmise au Journal, ajoutant que « les résultats actuels nous dépassent complètement ».