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Ce que veut dire vivre avec le virus

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Christian Dubé a exprimé clairement ce que bien des Québécois savent au fond d’eux-mêmes depuis longtemps : il faudra apprendre à vivre avec la COVID.

Puisque l’immunité collective est invisible à l’horizon, il nous faudra donc, pour un temps indéterminé, intégrer cette maladie à notre société. C’est-à-dire qu’elle fera des victimes annuellement, mais que nous ne devons plus lui donner le droit de confisquer la vie sociale, de prendre l’existence en otage. 

Vaccin

Qu’est-ce à dire ? Qu’il nous faut sortir psychologiquement de la COVID. Elle ne doit plus servir de trame de fond à l’actualité. Tant qu’elle ne fait pas éclater le système de santé, évidemment. Mais celui-ci devra justement s’adapter à cette maladie. Il faudra enfin trouver de véritables traitements contre la COVID.

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Et la politique de vaccination aussi. S’il faut que le vaccin devienne annuel, qu’il le devienne. La névrose qui l’entoure dans une frange très réduite, mais très sonore de la population ne doit pas nous faire oublier que l’immense majorité de la population s’y soumet de bonne grâce, et avec raison. 

Je ne vois rien de dramatique à recevoir une dose annuelle de vaccin, si elle permet à nos sociétés de renouer durablement avec la vie. 

Confinement

Il faudra aussi, je le crois sincèrement, réapprendre à vivre intensément, à nous toucher sans culpabilité, à nous embrasser sans gêne, à nous délivrer des tics nerveux covidiens. Dans les faits, le commun des mortels le fait déjà.

Il faut aussi bannir à jamais la simple possibilité mentale d’un prochain confinement, qui ne doit plus être considéré comme une méthode parmi d’autres au service de la santé publique. 

Vivre avec la COVID, cela ne veut pas dire vivre à jamais avec des règles sanitaires strictes, mais au contraire, accepter que la liberté s’accompagne toujours d’une part de risque, et qu’elle n’a pas à se soumettre au fantasme étouffant d’une sécurité sanitaire absolue.