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Vaccination obligatoire en santé: les non-vaccinés au pied du mur

Québec étend la portée du passeport vaccinal, les travailleurs de la santé devront avoir leurs deux doses

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L’étau se resserre sur les personnes non vaccinées. Le gouvernement Legault met ses menaces à exécution et décrète la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé. Plus encore, la portée du passeport vaccinal est étendue aux proches aidants et aux visiteurs des établissements de santé. La perspective d’un retour à une vie complètement normale s’éloigne de plus en plus en raison de la progression et des dommages du variant Delta au sein de la population, qui n’est pas adéquatement protégée contre le virus. 

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Capture d'écran, TVA Nouvelles

Les récalcitrants seront suspendus sans salaire

Le gouvernement Legault décrète officiellement la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, au privé comme au public. À compter du 15 octobre, les récalcitrants seront suspendus sans salaire. « On ne peut pas accepter qu’il y ait des travailleurs qui mettent des personnes vulnérables à risque », a plaidé mardi le ministre Christian Dubé. Dès la mi-octobre, tous les employés du réseau de la santé et des services sociaux devront être adéquatement vaccinés. Cette mesure s’applique donc non seulement aux travailleurs qui œuvrent directement auprès des patients, comme les médecins, les infirmières ou les préposés aux bénéficiaires, mais également aux gestionnaires ou aux agents de sécurité en poste dans les hôpitaux.  

  • Écoutez l'entrevue de Philippe-Vincent Foisy avec Paul Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, sur QUB radio:   


Les mesures sanitaires « sont là pour rester »

Le premier ministre François Legault a prévenu les Québécois qu’ils devront apprendre à vivre avec le virus.
Photo Chantal Poirier
Le premier ministre François Legault a prévenu les Québécois qu’ils devront apprendre à vivre avec le virus.

Le premier ministre prévient les Québécois qu’il faudra apprendre à vivre avec la COVID-19. Un reconfinement étant exclu pour le moment, le masque, la distanciation physique et le passeport vaccinal ne sont pas près de disparaître. Les mesures [sanitaires] « sont là pour rester », a convenu mardi François Legault. Puisque le virus continuera de circuler pendant « un bon bout de temps », une hausse des hospitalisations de patients infectés est inévitable. Il faudra donc adapter notre réseau de la santé à cette réalité. 


Le passeport, même pour les visiteurs et proches aidants

Photo Diane Tremblay

Québec étend la portée du passeport vaccinal. Dès le 15 octobre, les proches aidants devront avoir en poche leur preuve de vaccination pour se rendre au chevet d’un parent. Même chose pour les citoyens qui voudront visiter un proche ou un patient dans un établissement de santé, qu’il soit privé ou public. Seuls les gens qui ont reçu leurs deux doses pourront faire un saut à la résidence privée pour aînés de papi et mamie. « On a la responsabilité de protéger les personnes vulnérables et de protéger notre système de santé », a fait valoir le ministre de la Santé.    

  • Écoutez l’entrevue du Dr Olivier Drouin, pédiatre et chercheur spécialisé en sciences comportementales   

 

Des bonis pour les infirmières retraitées à l’étude

Éprouvé en raison d’une pénurie de personnel, le système de santé québécois est sur la corde raide. La situation est particulièrement inquiétante dans le grand Montréal. Il ne manque pas de lits, mais d’infirmières. Le gouvernement caquiste songe même à des bonis pour convaincre des retraitées de venir prêter main-forte dans les unités de soins intensifs des hôpitaux. Cette situation hante François Legault, de jour comme de nuit. « C’est rendu que ça fait partie de mes nuits de sommeil ou de manque de sommeil... Qu’est-ce qu’on peut faire pour ramener plus d’infirmières dans le réseau public, est-ce qu’il faut payer plus ? » 


L’ouverture des frontières, un mal nécessaire

L’ouverture des frontières canadiennes aux étrangers vaccinés est un mal nécessaire. Si l’introduction d’un nouveau virus ou d’un nouveau variant peut constituer « une menace », la fermeture des frontières doit demeurer une règle temporaire, a soutenu mardi le Dr Horacio Arruda. « Il y aura des mesures prises aux aéroports pour être capables, à mon avis, soit par des quarantaines, soit par des tests, soit par des exigences de preuves vaccinales, d’essayer de contrôler [la COVID-19] ».

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