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Garderies: le PLQ promet une place subventionnée pour tous

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Tout enfant devrait avoir le droit à une place en garderie subventionnée, estime la cheffe libérale Dominique Anglade qui propose de l’inscrire dans la loi.

Son parti déposera donc «dans les prochains mois» un projet de loi en ce sens à l’Assemblée nationale afin que «l’accès à un service de garde» soit reconnu, à l’image du droit à l’éducation, a-t-elle annoncé en lever de rideau du caucus du Parti libéral du Québec (PLQ), à Orford, en Estrie.

«Un droit, ça veut dire que l’État a l’obligation de fournir ce service», a-t-elle expliqué en ajoutant que son projet de loi serait accompagné d’un plan de 1,2 milliard $ par année qui permettrait d’atteindre cet objectif en cinq ans.

Pour ce faire, le PLQ propose de compléter le réseau des CPE, de convertir 67 000 places non subventionnées en places subventionnées, d’améliorer du personnel du secteur de la petite enfance et de créer une formation accélérée pour en former davantage.

«On l’a vu avec les préposés aux bénéficiaires, si c’est vraiment une priorité nationale, si comme société on fait le choix d’une réelle égalité des chances, bien c’est par là que ça passe et donc, on va trouver les personnes avec la valorisation et le rehaussement des conditions», a-t-elle martelé.

Sans condition

Le Québec traverse présentement une crise des places en garderies. Pas moins de 51 000 enfants ont leurs noms inscrits sur la liste d’attente du guichet unique du gouvernement.

«La déclaration de principe selon laquelle chaque enfant a droit à une place est déjà dans la loi, a rapidement réagi le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, sur Twitter. Ça n’a pas empêché le PLQ de freiner le développement pendant 15 ans. De notre côté, on est déjà au travail pour compléter le réseau et offrir une place à chaque enfant!»

Dans les faits, le «droit des services de garde éducatifs personnalisés de qualité» est effectivement déjà inscrit dans la loi, mais s’accompagne de plusieurs conditions en lien avec les ressources disponibles, contrairement au droit à l’éducation. Le PLQ propose de supprimer ces conditions pour assurer une place pour tous.

«Ces réserves-là n’ont plus raison d’être. Un droit, c’est un droit, et on se met cinq ans pour arriver à cette réalité-là. Vous voyez, c’est un changement de paradigme», a commenté le porte-parole du PLQ en matière de famille, Marc Tanguay.

Changement de cap

La promesse d’une place en garderie subventionnée pour tous représente un changement de cap important pour le PLQ. Le prédécesseur de Dominique Anglade, Philippe Couillard, avait instauré en 2014 des tarifs différents pour les parents en fonction de leurs revenus.

À l’époque, le chef libéral avait ainsi rompu sa promesse d’annuler la hausse des frais de garderie décidée par l’ancien gouvernement péquiste et de les indexer.

Les députés du PLQ sont réunis pour les prochains jours en Estrie afin de préparer leur rentrée parlementaire.