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Racisme systémique: une œuvre vandalisée pour une deuxième fois en un mois

Racisme systémique: une œuvre vandalisée pour une deuxième fois en un mois
Photo Catherine Bouchard

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Une murale dénonçant le racisme systémique a été vandalisée une deuxième fois en moins d'un mois à Québec.   

• À lire aussi: De plus en plus de vandalisme sur les pancartes électorales

L’œuvre de l’artiste Wartin Pantois a été inaugurée le 16 août dernier dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. Elle a été conçue pour mettre en valeur des personnes issues de différentes minorités culturelles. 

Trois jours après l’inauguration, plusieurs visages ont été barbouillés de lettres formant le mot «Kebe-Quoi?».

Racisme systémique: une œuvre vandalisée pour une deuxième fois en un mois
Photo Catherine Bouchard

Une seconde offense tout aussi choquante est survenue, lundi, alors que l’œuvre a été recouverte des mots «sales nègres». 

En entrevue au Journal, l’artiste a indiqué avoir l’habitude de les «laisser aller ses œuvres, une fois qu’elles se retrouvent dans l’espace public» et qu’elles fassent partie d’une «réflexion».

D’ailleurs, lors du premier geste de vandalisme survenu plus tôt en août, la décision avait été prise de ne pas retirer le tag.

Racisme systémique: une œuvre vandalisée pour une deuxième fois en un mois
Photo Catherine Bouchard

«Un peu comme si l’œuvre était marquée par une certaine réalité que l’on ne peut pas nier», précise-t-il.

Toutefois, il était hors de question de laisser le second graffiti dans l’espace public. 

«C’était trop extrême comme message, c’est inacceptable», laisse tomber l'artiste, qui a qualifié le tout «d’acte de provocation».

La journée même, une restauration d’urgence a été effectuée sur la murale, mais des traces de vandalisme demeurent tout de même perceptibles. 

Il a une pensée particulière aux participants de la murale, dont les photographies se retrouvent sur l’oeuvre. 

L’artiste se donne la mission de ne pas répéter les mots écrits, afin de ne pas donner de visibilité à celui ou ceux qui ont posé ces gestes.

Ces deux dossiers font l’objet d’une enquête au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). Il n’y a eu aucune arrestation à ce jour.

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