/news/currentevents
Navigation

Coups de feu tirés sur une maison de Châteauguay

Des voisins font des liens avec les récentes fusillades

coups de feu Châteauguay
Photo Jonathan Tremblay Un impact de tir par arme à feu était visible mercredi dans le coin gauche d’une des fenêtres de la résidence ciblée, sur la rue Garnier, à Châteauguay, en Montérégie.

Coup d'oeil sur cet article

Une maison a été la cible de tirs dans un quartier tranquille de Châteauguay mercredi, au grand dam des voisins, qui sont surpris de voir l’épidémie récente des crimes par arme à feu se rendre jusqu’à eux.

• À lire aussi: Une arme d’assaut laissée comme carte de visite

« C’est sûr qu’on fait le lien avec ce qui se passe à Montréal. Ça fait peur, les armes à feu. Et ça réveille mal », a confié mercredi Jean-Claude Gagnon, 60 ans.

Vers 1 h 55 mercredi matin, l’homme qui réside sur la rue Garnier a été réveillé par plusieurs détonations en provenance de quelques dizaines de mètres de chez lui.

Des voisins inquiets comme lui se sont alors empressés de composer le 911.

Certains nous ont dit avoir entendu quatre, cinq ou même sept déflagrations.

Des patrouilleurs de la police de Châteauguay se sont rendus sur les lieux, où ils ont découvert des douilles dans la rue, et des impacts de balles sur une maison.

Un des copropriétaires de celle-ci n’a pas voulu répondre à nos questions mercredi.

D’après des voisins, des propriétaires de voitures de luxe se garent souvent sur la rue afin de rendre visite au fils du couple.

Et ce ne serait pas la première fois que les autorités visitent cette résidence au cours des dernières années, affirment-ils.

« On n’est pas surpris, disons », ont lancé d’une même voix deux résidents de la rue.

Moins fréquent, mais...

Selon nos informations, il s’agirait du troisième événement par arme à feu à survenir à Châteauguay cette année.

Il n’est pas sans rappeler les nombreux crimes du genre qui se sont produits récemment dans le grand Montréal.

« On n’est pas à l’abri. Il y a des gangs de rues partout », a lancé une voisine.

« Ça m’a ébranlé. C’est la première fois sur cette rue depuis 1990 au moins. Je n’ai plus dormi », a témoigné un autre voisin, qui a aussi préféré garder l’anonymat. 

— Avec Erika Aubin

À VOIR AUSSI...