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COVID-19: comment convaincre les non-vaccinés?

Couple of young men talking on the stairs of an office
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En matière de vaccination contre la COVID-19, la conversation serait le meilleur moyen de convaincre les récalcitrants, selon une experte du comportement.

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«Au lieu de dire aux gens quoi faire, adoptez plutôt une attitude curieuse. Je vous encourage à poser des questions aux gens qui ne sont pas vaccinés», a expliqué Kim Lavoie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en médecine comportementale, sur QUB radio mercredi matin.

Selon elle, il y aurait deux catégories de gens non vaccinés: les antivaccins pour lesquels il est peu probable «de les faire changer d’idée puisque leurs croyances sont basées sur un système de pensée irrationnelle», et ceux qui ont peur du vaccin ou qui n’ont pas encore réalisé la gravité de la situation. La majorité des gens non vaccinés se situeraient dans la seconde catégorie.

Rappelons que le premier ministre du Québec, François Legault, a exhorté mardi la population à tenter de convaincre les 13% de Québécois qui ne sont pas encore vaccinés de passer dans une clinique de vaccination.

Une conversation positive axée sur une approche ouverte et intéressée, plutôt que négative, serait la meilleure façon de convaincre ces gens, selon l’experte en médecine comportementale.

En entrevue avec Philippe-Vincent Foisy, elle a suggéré d’alimenter la discussion avec trois questions portant sur les avantages et les désavantages de la vaccination, et surtout d’éviter de confronter, d’argumenter, de juger et de critiquer.

Perdre du personnel

Par ailleurs, Mme Lavoie craint que le réseau de la santé, déjà en pénurie, ne perde du personnel avec l’approche coercitive du gouvernement. Celle-ci entrera en vigueur le 15 octobre prochain.

«À la base, je comprends le gouvernement. Mais côté comportemental, on doit toujours donner le choix. Je ne suis pas d’accord d’obliger les gens», a souligné Mme Lavoie.

Selon elle, il est «potentiellement dangereux de forcer les gens».

«On risque de perdre un bon nombre de travailleurs du système de santé. Les obliger n’adresse aucunement la peur que les gens ont», a-t-elle dit. 

  • Écoutez Kim Lavoie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en médecine comportementale et professeure titulaire à l’UQAM, sur QUB radio:   

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