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Droit à la garderie subventionnée: la proposition d'Anglade est irréaliste, juge Lacombe

Droit à la garderie subventionnée: la proposition d'Anglade est irréaliste, juge Lacombe
Photo Rémi Nadeau

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L'accès à une place en garderie subventionnée pour chaque enfant ne deviendra pas formellement un droit sous le gouvernement de la CAQ.

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Le ministre Mathieu Lacombe juge irréaliste cette proposition de la cheffe libérale, Dominique Anglade.  

  • Écoutez l'analyse de Philippe-Vincent Foisy et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:  

«Les services de garde sont entièrement privés, a-t-il plaidé mercredi, à l’entrée du caucus présessionnel du gouvernement, qui se tient à Québec. Ce n’est pas un réseau public, on peut bien lancer ça dans les airs, je comprends que c’est séduisant [...] mais la réalité, demandez à n’importe quel juriste, c’est beaucoup plus compliqué que ça!» 

Le ministre de la Famille partage toutefois le même objectif que l’opposition, c’est-à-dire que chaque bambin au Québec ait une place en garderie.  

«Les parents se fichent pas mal de savoir comment l’article de loi va être écrit, ce qu’ils souhaitent, c’est avoir une place pour leur enfant et être capable d’aller travailler; nous, c’est là-dessus qu’on va travailler», a-t-il insisté. 

Blitz de négociations

Le gouvernement Legault doit déposer cet automne un plan pour réformer le réseau des services de garde à la petite enfance. Mais pour arriver à offrir une place en garderie à chaque petit Québécois, il faut d’abord s’attaquer à la pénurie d’éducatrices. 

La ministre Sonia LeBel a appelé mercredi matin les syndicats à un blitz de négociations pour le renouvellement des conventions collectives des travailleuses de la petite enfance. 

«Accélérer les négos, c’est fort important pour soutenir le plan de relance que mon collègue [ministre] de la Famille s’apprête à lancer à l’automne. Ça prend des éducatrices pour pouvoir répondre aux besoins des familles et aux besoins des femmes qui veulent demeurer ou retourner sur le marché du travail», a-t-elle dit.  

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