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QS veut faire adopter une loi anti-pipeline

Le chef parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois
Photo d'archives, Stevens Leblanc Le chef parlementaire de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois

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Québec solidaire mettra au défi le gouvernement Legault de faire adopter un projet de loi anti-pipeline, afin de bloquer tous futurs projets comme celui de GNL Québec.

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L’environnement sera plus que jamais au cœur des préoccupations de la formation de gauche, cet automne, après un été marqué par des épisodes de canicules et des feux de forêt dans l’Ouest canadien.  

« On vient de vivre l’été le plus chaud de notre histoire. La crise climatique, ce n’est pas une perspective lointaine, ce n’est pas demain que ça se passe, c’est maintenant », a lancé le nouveau chef parlementaire du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, en marge du caucus de QS en vue de la rentrée parlementaire.  

Malgré l’abandon du projet GNL Québec cet été – qui devait acheminer du gaz naturel de l’Ouest canadien vers le Saguenay –, Québec solidaire veut forcer le gouvernement Legault à prendre position sur de futures infrastructures de l’industrie gazière et pétrolière.  

« Ça prend un engagement ferme de monsieur Legault et de la CAQ pour dire que le pétrole et le gaz au Québec, une fois pour toutes, clairement, ça ne passe pas », a commenté la critique solidaire en matière de transition verte, Manon Massé.  

Québec solidaire déposera donc un projet de loi pour « interdire l’exploitation, l’exploration, les nouvelles infrastructures en matière de gaz et de pétrole ». « Et ça, je ne suis pas certaine que monsieur Legault est prêt à ça », a lancé Mme Massé.  

Le projet de loi a déjà été déposé dans le passé, dans des moutures différentes.  

Pour autant, Québec solidaire n’entend pas réactiver sa menace d’« obstruction parlementaire » mise de côté en raison de la pandémie. « Cette orientation-là a été prise dans un contexte politique spécifique, on parle de 2018-2019 », a expliqué Manon Massé, soulignant que l’approche actuelle porte plutôt sur les « pistes de solutions ».  

L’environnement sur toutes les lèvres

La question du réchauffement climatique sera sur toutes les lèvres durant l’année préélectorale qui débute. Le Parti québécois a promis « un automne climatique », tandis que l’environnement fera partie des enjeux mis de l’avant par les libéraux pour se démarquer de l’ère Couillard.  

« La différence, c’est que nous, à Québec solidaire, ça fait des années qu’on en parle. Je trouve ça très révélateur, qu’à un an des élections, le Parti libéral et le Parti québécois décident de piger dans notre programme de 2018 pour préparer leur programme de 2021 », dit Gabriel Nadeau-Dubois.  

Ce dernier affirme que les solidaires ont été « traités de radicaux » pendant des années en raison de leur discours sur les questions environnementales. « Je constate que nos propositions en matière de changements climatiques, nos propositions sur les services de garde à l’enfance, après avoir été qualifiées de folichonnes pendant des années, sont reprises aujourd’hui par tous les partis », affirme Gabriel Nadeau-Dubois.  

L’année parlementaire qui débute marquera également la fin de la trêve officieuse qui existait entre les oppositions et le gouvernement depuis le début de la pandémie. « Le constat que font beaucoup de Québécois et Québécoises, c’est qu’il y a des débats de société trop importants pour qu’ils soient mis sur pause d’ici à ce que le virus disparaisse », estime M. Nadeau-Dubois.  

Par ailleurs, le chef parlementaire a confirmé que ses dix députés seront candidats aux élections de 2022.  

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